Rebecca Hall (vue dans The Town de Ben Affleck et The Prestige de Christopher Nolan) passe pour la 1ère fois derrière la caméra.
Et elle a pas choisi la facilité: Passing raconte les retrouvailles entre 2 amies d'enfance afro-américaines, dans le New York des années 20, soit un contexte pas du tout amical vis à vis de leur ethnie. Leur particularité commune: elles sont toutes deux claires de peau, suffisamment en tout cas pour duper les regards des caucasiens les plus racistes.
La différence: l'une a choisi de vivre clandestinement, en tirant profit de son teint particulier tandis que l'autre a assumé son identité et mène une existence relativement heureuse, à Harlem, avec la famille qu'elle a fondé.
Je n'en dirais pas plus sur l'intrigue. Les actrices et acteurs font preuve d'une justesse impressionnante, y compris les rôles les plus secondaires.
Le choix du noir et blanc et d'une photographie jouant avec les alternances d'éclairages low key/high key est bien trouvé pour illustrer le propos du film. On aurait pu redouter que ça soit étiré sur des heures, mais non, tout est condensé en à peine 1h30. Et avec rien que ça, l'équipe du film réussit à raconter beaucoup sur un duo de personnages principaux à priori stéréotypés mais bien plus riche que ce que laisserait croire leur 1er contact à l'écran.
Je l'aimais déjà bien en tant qu'actrice, j'ai hâte de voir la suite de sa carrière comme réalisatrice.