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La proie
Claire Dolan a l’intelligence d’aborder la prostitution comme une malédiction qui colle à la peau du personnage principal, fort d’un ton à la croisée du drame réaliste et du thriller fantastique dans...
le 30 sept. 2020
Espaces déshumanisés où s’entrecroisent mécanique du corps et visages interchangeables de la solitude. L’insondable regard de Claire émeut.
D'abord j'ai été intriguée par l’aspect épuré et froid de la mise en scène , les décors très géométriques, dépourvus de chaleur, le scénario de prime abord dérangeant puis, intéressée par ce portrait de femme (une call girl) autant glacial que sensuel . Cela évoque l’enfermement d’une femme, son aliénation dans un système, un esclavage sexuel où le corps devient une mécanique, où les relations sont régies par l'argent. Claire Dolan (superbe) n’est qu’une image sur laquelle les hommes projettent leurs fantasmes. L’enfermement est métaphorisé par les décors (chambres aseptisées, façades , fenêtres et vitrages interchangeables comme les hommes qu’elle rencontre) Elle garde son mystère derrière son regard impénétrable, sa solitude dans un New York déshumanisé. Seuls comptent cette obsession de fuir sa condition et son désir de maternité.
Créée
le 9 août 2024
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