Rappelant la violence des injonctions patriarcales dès le plus jeune âge.
Comme une extraction lente et bouleversante d’une proximité intime.
Ce film s’inscrit dans une approche révolutionnaire de l’amitié masculine.
Close porte bien son nom. Le spectateur suit la caméra qui filme de très près, toujours à coup de plans rapprochés lorsqu’il s’agit des échanges et de la relation des deux protagonistes, une amitié de « frères ++ » entre deux pré adolescents.
C’est l’été et rien ne vient perturber un amour sans étiquette existant dans une réalité purement intime, si ce n’est notre regard d’étranger. Tout semble parfait lors de cette introduction prenant place au cœur de la campagne belge, mais déjà les souffles se font courts dans la salle de cinéma. Une tension imperceptible s’installe, suscitée par un lien si vrai qu’il nous paraît presque anormal, voue à se briser.
Cette sensation prémonitoire semble se confirmer lorsque, brusquement, le premier vrai plan large du film nous fait découvrir une cours de récrée, bruyante, impersonnelle, publique, sociale.
Une magnifique et bouleversante histoire sur le passage de l’enfance à l’adolescence, l’amour, l’amitié, la famille face aux injonctions socioculturelles de conformisme aux normes patriarcales.
Close atteint un niveau de grâce trouvé uniquement chez les œuvres qui touchent l’intime de si près qu’elles en dévoilent l’universalité.