Cocorico
3.8
Cocorico

Film de Julien Hervé (2024)

D'où vient la poule ? De l'oeuf ? Mais qui qui pond l'oeuf ?

D'où vient la poule ? De l’œuf ? Mais alors qui qui pond l’œuf ?

D'où viens-je ? Qui suis-je ?

Où vais-je ? Quel avenir m'attend ?

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Ce film, de par son ambiance très franchouillarde, et "bien de chez nous" comme disait Jean Nohain (ce, avant l'immigration clandestine), m'a fait penser au regretté imitateur de talent aussi perfide que rempli d'humour, Thierry Le Luron, lorsqu'il singeait le français moins que moyen, râleur, têtu, borné, coiffé d'un béret façon"péquenot belge", une baguette de pain sous le bras, le litron de rouge de l'autre...

Bref, ce film ne plaira bas aux intellos radicaux et dénués d'humour..

Julien Hervé (1974) réalisateur qui s'était fait connaître par ses écrits pour "Les guignols de l'info" mais aussi les "Tuche" (Un pour Tuche, tuche pour un ! ) nous fait ici une déclinaison satirique du "Cid" version humoristique... Enfin un qui se lance à l'élastique dans le vide des productions humoristiques, et qui réussit drôlement (au double sens du terme) bien !

Dommage qu'on n'en sache pas plus sur lui ! (Help !)

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Alice et François s'aimaient d'un amour tendre lorsque vint le temps d'annoncer aux parents qu'ils allaient être présentés les uns aux autres : ceux qui ont vécu ce genre d'épreuve comprendront ce qu'est ce genre de lutte de classe ...

A ma gauche : le clan des Bouvier-Sauvage, emmené par Christian Clavier, lequel ne réussit jamais aussi bien qu'en endossant un costume de persifleur, prétentieux, aussi vaniteux que susceptible...

Il hérite d'une succession d'aristocratie française ayant échappé à la lanterne et ancrée dans la nuit des temps, mais aussi d'un immense château, flanqué d'un vignoble réputé, que les sans-culottes ont oublié de raser parmi tant d'autres, hélas !...

Plus français que lui tu meurs ! Au domaine on n'achète que des voitures Mercédès allemandes et ses trop nombreuses options malgré tout : premium oblige !

Et pourtant....


"A ma droite, le clan des Martin chapeauté par Didier Bourdon qui adore jouer les contradicteurs et au tempérament susceptible : une famille de "parvenus" le devant aux griffes de lion et dents de morses, puisque le chef de famille dirige une concession Peugeot (groupe Stellantis de nos jours) et ne vit que par et pour les "Sicmca 1000- Pigeot" (sic : Pierre Péchin) : pas smicards non plus !

Pour déglacer le premier contact entre ces deux familles appelées à s'unir, ce qui n'est pas toujours une sinécure rose bonbon, les Rodrigue et Chimène ont décidé de faire procéder à une analyse ADN de leurs géniteurs respectifs, ce qui n'avère pas forcément ici une bonne idée !

Ça commence avec le garagiste qui va découvrir avec horreur, qu'il est 50 % allemand ! Son futur beau-frère châtelain en profite pour le charrier en ne l'appelant plus "Gérard" mais "Gerhard"... La guerre des persiflages et autres moqueries est ouverte !..."

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[A-parte] : je ne savais pas que les tests ADN pouvaient dénoncer les nationalités, d'autant qu'en France une telle analyse ne meut être accordée que par un tribunal, mais bon, on n'est pas dans un film historique...

Appelons-donc ça une analyse génético-généalogique qui va devenir de plus en plus hilarante au fur et à mesure que chacun de cette nouvelle bande des quatre va ouvrir son enveloppe d'analyse et découvrir ses origines profondes, voire profondément adultérines ou pour tout dire embarrassantes...

Julien Hervé ici scénariste et réalisateur va s'en donner à cœur (et choeur) joie et en profiter pour nous servir des dialogues pimentés piqués de banderilles vénéneuses :

le français 100% pur sang va se découvre des origines cherokees, Gerhard en profite pour lui lancer un "Retourne dans ta réserve, Jéronimo !" Ou encore "Allez, on va fumer le calumet de la paix" ...

Bon, je ne vous dévoile pas le reste pour ne pas déflorer (on est dans un mariage pourtant) votre découverte, mais on ne s'ennuie pas une seule seconde ! Pourtant on ne se croirait pas au cinéma mais au théâtre ou music-hall, car c'est un quasi huis-clos et on ne s'en rend pas trop compte...

Ce n'est que le second des trois films de Julien Hervé et ce n'est pas encore le topd de la rigolade genre "Bienvenue chez les ch'tis", mais ce film cocardier est un immense plaisir à découvrir et comme ils se font trop rares...Débuts prometteurs !

Si les deux querelleurs fratricides sont portées par des ténors de l'humour, malheureusement le reste du casting n'est pas à la hauteur des Bourdon-Clavier (par ordre alphabétique)... Maintenant, lequel des deux est meilleur que l'autre ? Je m'interroge encore !

Enfin un réalisateur qui a compris que pour faire rire, le visage était moins fatigué que pour faire braire, et nous sort des habituels sentiers dramatico-tragiques rebattus : bravo !

Le budget de ce film s'est élevé à 10 MM d'euros et en a engrangé mondialement 14 756 690 , soit une rentabilité de 148 %.

En France, lors de sa sortie, il a été vu par 1 956 846 spectateurs avec un retour sur investissement de 138%. Il a ainsi pu figurer à la 17° place du-box office des 35 films millionnaires en entrées de 2024 ,où Artus avait atteint la première place avec "Un petit truc en plus" et près de 11 millions de spectateurs..

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M6 le 16.04.2026-

270345
8
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le 20 avr. 2026

Modifiée

le 21 avr. 2026

Critique lue 12 fois

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