4
le 30 nov. 2024
SuivreOrgueil et Préjugés
Avec une idée de départ inspirée des tests ADN à la mode il y a quelques années, "Cocorico" avait le potentiel pour explorer avec humour cette quête identitaire 2.0. Hélas, ce potentiel est gâché par...
Huis clos insoutenable pour pitch complètement con. Une pauvreté dans les dialogues, ça boucle sur le gène allemand qui rend nazi et le gène portugais qui rend homme ou femme à tout faire. On en sort pas. Ça revient en boucle et en boucle, vraiment la moindre allusion à l'invasion de la Pologne ou aux poils sous les bras que vous sentirez qu'il y a moyen de la faire, ils vont la faire. Le genre de film qui vous donne l'impression d'avoir tout compris au cinéma, ou alors d'être devenu médium.
Fine est la ligne entre recyclage et variation, et donc ici ça recycle, à une fréquence de revalorisation quasiment de l'ordre de la minute, en permanence dans le déjà fait et surtout pas à refaire. Pour un spectateur un peu averti psychologiquement c'est dur, avec mon pote on s'est très vite donné un safe word pour y mettre un terme au cas où (boulghour), et pour moi c'était pas uniquement une vanne, j'avais besoin de savoir que tout cobayes consentants que nous étions, on entrait tout de même plus ou moins avertis dans cet enfer, nous avions le cas échéant un moyen simple d'exprimer le dépassement de nos limites.
Il faut attendre la deuxième moitié pour voir apparaître du gène Cherokee, comme élément censé être un peu rafraîchissant, pour sortir de la vanne européocentrée, et puis plus ou moins comme élément de résolution aussi : parce que ça va faire péter un câble au patriarche qui va se défoncer au porto, rappelons que sa femme est à 20 % portugaise, et foncer avec sa bagnole dans un Buffalo Steak (sorte de Buffalo Grill de wish, probablement parce qu'ils avaient pas les droits, métaphore je trouve de l'économie générale qui transpire du film... par contre près de chez moi les néons du G de l’enseigne de Saint-Martin-des-Champs avait grillés un jour et ça faisait "Buffalo Ill", et ça c’était marrant, en bord de voie express en plus).
Une telle feignantise de A à Z pour moi c'est de la propagande par le fait, une sorte de pilule qu'on ferait passer dans les cinémas de temps en temps pour réduire les attentes des gens en termes de comédie. Vraiment une telle médiocrité ça me rend complotiste. J'ai regardé le générique plusieurs fois et j'ai pris des notes agrémentées de recherches Internet, et maintenant dans ma chambre j'ai un tableau en liège avec des photos de réalisateurs, de producteurs, de scénaristes, et même de certains techniciens, reliées entre elles par des ficelles rouges et pour l'instant tout en haut entourée au marqueur il y a la tête de Dany Boon... Ah mais merde je vois qu'ils ont sorti un deuxième opus, faut que je vous laisse, je dois aller acheter des punaises et une pelote de laine.
Créée
il y a 5 jours
Critique lue 9 fois
4
le 30 nov. 2024
SuivreAvec une idée de départ inspirée des tests ADN à la mode il y a quelques années, "Cocorico" avait le potentiel pour explorer avec humour cette quête identitaire 2.0. Hélas, ce potentiel est gâché par...
8
le 7 févr. 2024
Suivrele 8 févr. 2024
Là nous ne sommes pas dans un Dîner qui les rassemblerait, mais au théâtre ce soir. Quasi unité de lieu, quasi unité de temps. Au théâtre de boulevard avec des dialogues simples fait de quelques...
6
le 20 mai 2024
SuivreSeigneur, doux jésus. Les gens sont tellement cons. On n'a plus besoin de gouvernement pour la censure, les gens s'autocensurent, et après ils s'étonnent que la droite triomphe... Ici, pas de...
9
le 20 mai 2012
SuivreDans le premier tome des "Scènes de la vie de provinces", Balzac tentait de nous expliquer comment "durant la belle saison de la vie, certaines illusions, de blanches espérances, des fils argentés...
10
le 26 juin 2018
SuivreUne gazelle, c'est exotique dans un zoo à Montreux, pas dans la savane. Un labrador, c'est exotique sur l'Everest, mais pas sur une plage bretonne à faire chier les crabes. Et bien voilà c'est un peu...
10
le 26 déc. 2017
SuivreMr Bean m'apaise. C'est un connard fabuleux. Il est au delà de l'égoïsme, parce qu'il n'a pas conscience des autres. Au delà de leurs envies, souffrances ou limites... il n'a en fait même pas besoin...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème