6
le 26 mars 2026
SuivreRoule ma poule !
Laisser les images raconter la vie d'un âne, Robert Bresson et Jerzy Skolimowski l'ont fait sans rechigner. Mais consacrer un long métrage à l'existence d'un gallinacé, cela dépasse un peu...
Je sors du film et je me retrouve avec cette question : pourquoi ?
Mais vraiment. En fait, la finalité de ce film m'échappe.
OK, il témoigne d'un réel savoir-faire. Tourner un film avec des animaux, c'est déjà un sacré défi technique en soi ; défi d'ailleurs relevé haut la main : là n'est vraiment pas le problème.
Non, le vrai souci reste toujours cette foutue question de la finalité. Où veut en venir ce film ?
Parce que bon, c'est amusant de se dire qu'un film va intégralement se construire autour du parcours incongru d'un animal mais sauf 1) ce n'est pas le premier film qui s'y risque et 2) ça n'a d'intérêt que si ça parvient à raconter quelque chose en arrière plan qui fasse écho.
Or, à ce sujet-là, on sent que ce Cocotte enchaîne un peu les poncifs. De l'exploitation et la maltraitance de la poule à celle de l'homme on nous fait comprendre qu'il n'y a qu'un pas.
À ce niveau-là, György Pálfi y va vraiment avec les gros sabots. Mise en parallèle entre la poule en cage qui se fait sauter dessus par un coq et une femme au foyer qui reste à la maison à s'occuper de la petite ; poules en cage et transport de réfugiés ; on n'y va pas avec le dos de la cuillère...
Le pire dans toute cette affaire, c'est qu'au-delà de l'ennui qu'a généré chez moi un tel récit, c'est que ce film en vient jusqu'à alimenter une terrible absurdité : celle de manifestement malmener et violenter des animaux pour dénoncer le fait qu'on puisse malmener et violenter des humains.
Franchement, je n'aime pas dire que certains films ne devraient pas exister, mais si c'est pour produire ce genre d'aberration, c'est clairement le genre de production dont on saurait bien se passer...
Créée
le 8 juin 2026
Critique lue 154 fois
6
le 26 mars 2026
SuivreLaisser les images raconter la vie d'un âne, Robert Bresson et Jerzy Skolimowski l'ont fait sans rechigner. Mais consacrer un long métrage à l'existence d'un gallinacé, cela dépasse un peu...
10
hier
SuivreL’odyssée d'une geline échappée d'un élevage industriel.I. Un prodige de narration : nonante minutes dans la cervelle d’une pouleIl sied, avant toute chose, de s’incliner bien bas devant la prouesse...
8
le 14 juin 2026
SuivreVite, que je vous parle de ce film qui est sans doute l'un des plus réjouissants de ce premier semestre. Je m'attendais à une farce quelque peu indigeste et j'y allais un peu à reculons malgré le...
4
le 27 août 2020
SuivreIl y a quelques semaines de cela je revoyais « Inception » et j’écrivais ceci : « A bien tout prendre, pour moi, il n’y a qu’un seul vrai problème à cet « Inception » (mais de taille) : c’est la...
5
le 20 sept. 2019
SuivreEt en voilà un de plus. Un auteur supplémentaire qui se risque à explorer l’espace… L’air de rien, en se lançant sur cette voie, James Gray se glisse dans le sillage de grands noms du cinéma tels que...
2
le 10 juin 2026
SuivreVous aimez Steven Spielberg ? Le grand ? Le vrai ?Eh bien, mettez la main sur Rencontre du Troisième type et (re)voyez-le vous.Revoyez-le vous parce que – je vous le dis – ce n’est pas avec ce...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème