Cocotte
6.5
Cocotte

Film de György Pálfi (2025)

Je sors du film et je me retrouve avec cette question : pourquoi ?

Mais vraiment. En fait, la finalité de ce film m'échappe.


OK, il témoigne d'un réel savoir-faire. Tourner un film avec des animaux, c'est déjà un sacré défi technique en soi ; défi d'ailleurs relevé haut la main : là n'est vraiment pas le problème.

Non, le vrai souci reste toujours cette foutue question de la finalité. Où veut en venir ce film ?


Parce que bon, c'est amusant de se dire qu'un film va intégralement se construire autour du parcours incongru d'un animal mais sauf 1) ce n'est pas le premier film qui s'y risque et 2) ça n'a d'intérêt que si ça parvient à raconter quelque chose en arrière plan qui fasse écho.

Or, à ce sujet-là, on sent que ce Cocotte enchaîne un peu les poncifs. De l'exploitation et la maltraitance de la poule à celle de l'homme on nous fait comprendre qu'il n'y a qu'un pas.

À ce niveau-là, György Pálfi y va vraiment avec les gros sabots. Mise en parallèle entre la poule en cage qui se fait sauter dessus par un coq et une femme au foyer qui reste à la maison à s'occuper de la petite ; poules en cage et transport de réfugiés ; on n'y va pas avec le dos de la cuillère...


Le pire dans toute cette affaire, c'est qu'au-delà de l'ennui qu'a généré chez moi un tel récit, c'est que ce film en vient jusqu'à alimenter une terrible absurdité : celle de manifestement malmener et violenter des animaux pour dénoncer le fait qu'on puisse malmener et violenter des humains.


Franchement, je n'aime pas dire que certains films ne devraient pas exister, mais si c'est pour produire ce genre d'aberration, c'est clairement le genre de production dont on saurait bien se passer...

Créée

le 8 juin 2026

Critique lue 154 fois

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