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Jean Epstein filme le vertige des images comme une avalanche de malheurs qui s’acharne sur la vie de Marie, emportée malgré elle par un destin tragique.
Le bonheur semble en effet impossible : les visages creusés, marqués par une tristesse indélébile, filmés dans des gros plans qui interpellent et marquent le spectateur, confèrent aux personnages des airs misérables de chiens battus dont ils ne déferont jamais. Il faut dire qu’il y a de quoi : misère, alcoolisme, violences conjugales, prostitution, chômage, etc. les raisons ne manquent pas. À ce réalisme social à la Zola, genre L’assommoir, il faut rajouter l’immoralité des hommes dont la médisance et la malveillance n’arrangent pas les choses. Dans ce tableau sombre, seule l’infirme, bien que malmenée par la vie, apporte une touche d’espoir. C’est grâce à elle que Marie entrevoit une issue à la tragédie dans laquelle elle semble condamnée à vivre.
Malgré une recherche esthétique notable, Jean Epstein peine à faire sens. La scène du manège, quoique techniquement remarquable pour l’époque, paraît assez pauvre significativement, avec cette tristesse insoluble de Marie qui contraste avec l’ivresse du peuple, complètement invisible. Le même procédé, utilisé une vingtaine d’années plus tard par Duvivier dans Panique, enrichira d’une valeur symbolique un film autrement mémorable.
6,5/10
Créée
le 6 avr. 2025
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