Un lycéen amateur de rugby a la vie facile. Contrairement à une jeune voisine qui souffre de tuberculose. Le deuxième film de Masaki Kobayashi, écrit par Keisuke Kinoshita, est un mélodrame comme dans tout le début de sa carrière, mais celui-ci est très appuyé avec des torrents lacrymaux en guise de dénouement. Les personnages ne sont guère fouillés dans les deux familles que tout oppose et le récit manque singulièrement souffle. On perçoit tout de même un peu de tempérament du cinéaste dans la description des inégalités sociales du Japon à travers la maladie de la jeune fille, qui ne peut que succomber puisqu'elle est pauvre. Mais cet aspect reste noyé sous une épaisse couche sentimentale.