America is not a country, it’s a business … so pay me !

Après avoir réalisé l'un des meilleurs western de ces vingt dernières années (l'excellentissime L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford), Andrew Dominik s'attaque cette fois-ci au genre film de gangsters.


Cogan est donc un polar noir, mais alors bien noir. C'est un film sans la moindre concession qui s'adresse à un public d'avertis, un film peu aimable, froid et très bavard. On retrouve Brad Pitt dans le rôle du tueur à gage Cogan qui doit faire "le ménage" au sein de la pègre locale. Il n'y a pas de méchants ni de gentils ici, juste des gars qui essayent de s'en sortir plus ou moins bien avec les moyens que la société leur a ou ne leur a pas fourni. Et ce n'est pas un hasard si le film se déroule pendant la campagne présidentielle qui verra l'élection d'Obama face à Bush, le sous-texte politique étant très présent tout le long du film à travers des extraits de discours des deux candidats. Le film met à mal le rêve américain, c'est même l'opposé du rêve américain. C'est le personnage de Brad Pitt qui décrit au mieux cette Amérique où le business est seul roi, "America is not a country, it’s a business … so pay me !".


Comme déjà dit en préambule, le film est très bavard et on pourrait donc craindre l'ennui. Au contraire, on ne s'ennuie pas une seule seconde, grâce à une mise en scène ultra classe et des dialogues jubilatoires. Il y a un peu de Quentin Tarantino et des Frères Coen dans l'écriture du film, et du James Gray dans la mise en scène. On peut aussi y voir l'influence de Scorsese dans cette vision froide et très réaliste de la mafia.


Cogan est une merveille de film de gangsters, un film de mafieux passionnant et réjouissant ... mais qui ne plaira pas à tout le monde, car peu aimable pour l'amateur des polar à la "cool attitude". Sachez-le, Cogan, c'est l'anti Snatch et Andrew Dominik, c'est l'anti Guy Ritchie ... et c'est très bien comme ça !

Créée

le 27 oct. 2020

Critique lue 100 fois

Cogan : Killing Them Softly

Cogan : Killing Them Softly

7

RobertJohnson

le 9 déc. 2012

Suivre

Les Hommes d'affaires des 80's avaient rendu le Super Vilain Mégalomane de cinéma obsolète...

..., Le liberalisme économique du 21e siècle a eu la peau du Gangster. Non mais qu'est-ce que vous avez tous à chier sur ce film? L'image misérabiliste et crépusculaire qu'il donne des gangsters...

Cogan : Killing Them Softly

Cogan : Killing Them Softly

7

guyness

le 4 mars 2013

Suivre

Street fighting man

Rain dogs Non, parce que vous comprenez, maintenant, un film, faut qu’il soit parfait : ni creux (je ne reviens pas sur la critique de Killer Joe d’un éclaireur apprécié qui me fait encore...

Cogan : Killing Them Softly

Cogan : Killing Them Softly

8

Dalecooper

le 23 févr. 2013

Suivre

Lent. Bavard. Superbe!!

A contre-courant des modes et des attentes, le polar d'Andrew Dominik a été fraîchement accueillie. Pas facile à appréhender, lent, bavard, peuplé par des personnages antipathiques, idiots,...

Juré n°2

Juré n°2

8

lessthantod

le 5 nov. 2024

Suivre
Dernière modification

le 6 nov. 2024

Si Monsieur Eastwood termine sa carrière là-dessus, il aura sacrément bien réussi sa sortie

Et voilà que débarque en salle le dernier film de Clint Eastwood dans, semble-t-il, l'indifférence générale ... très bien distribué en France, alors qu'aux Etats-Unis ce n'est malheureusement pas...

Le Cercle rouge

Le Cercle rouge

8

lessthantod

le 15 août 2021

Suivre

Et n'oubliez jamais ... tous coupables !

Le cercle rouge est le douzième et avant dernier film de JP Melville et c'est un film que beaucoup considèrent encore aujourd'hui comme son chef d'œuvre absolu. C'est aussi un film qui a marqué les...

Kaamelott - Premier Volet

Kaamelott - Premier Volet

7

lessthantod

le 22 juil. 2021

Suivre
Dernière modification

le 26 sept. 2024

À un moment, il monte à une tour ...

Sorti en 2021 et réalisé par Alexandre Astier, Kaamelott - Premier Volet est le potentiel premier volet de la trilogie de films qui fait suite à la série Kaamelott, douze ans après le Livre VI. Alors...