Assez emballé par le Pitch, et surtout par l'idée de revoir un Réalisateur qui m'avait bien latté avec The Divide, j'attendais Cold Skin avec une certaine impatience. Et le résultat, est assez mitigé...
Car si le film est plutôt efficace dans sa trame et sa mise en scène, le fond est un peu léger.
Dans le détail, les personnages sont assez mièvres, à l'exception de Gruner; dont le côté baroque tranche immédiatement avec le reste du cast.
L'histoire, quand à elle, s'étire beaucoup trop en longueur et les redondances des attaques n'arrangent rien, car il ne se passe pas grand chose, en tout cas pour relancer l'intérêt du spectateur.
Mais passe encore.
Cela n'empêche pas de profiter du spectacle, car le rythme reste suffisamment vif pour ne pas piquer du nez, et le montage comme les effets spéciaux sont qualitatifs.
Là où le bât blesse, c'est plutôt qu'on a encore le droit à une analogie facile entre créatures / indigènes / hommes de couleurs, les méchants barbares et les gentils humains / blancs / civilisés.
Et puis évidement, sans trop de subtilité, le script inverse les rôles.
Mais la figure de style perd toute subtilité avec la redondance des assauts des créatures et le vide sidéral de l'histoire pendant la journée, ou encore le manque de caractérisation des personnages, dont on ne retient que le côté soupe au lait ou la mièvrerie.
On sent également que ça traîne en longueur et même si l'action permet de ne pas s'ennuyer, on se détache vite du propos du film.
Au final on obtient une présentation sympa de Xavier Gens lors de la présentation du film à Gérardmer, (il est sympa le bonhomme de nous conseiller des vacances sur cette île volcanique perdue au milieu de nulle part) et un film plutôt efficace sur la forme. Mais le tout reste tout à fait dispensable à cause de son manque de profondeur. Déjà vu, déjà oublié.