« Comme un fils »
Encore un énième film parisien où l’on va retrouver un quadra seul, prof bien sûr, un peu bourgeois évidement, qui va découvrir la vie.
Naïf à souhait, bienveillant puissance 1000 avec un complexe du sauveur et un temps disponible infini. Forcément qui dit Quadra dit crise existentielle et il tombe par hasard sur un enfant rom et il faut bien entendu que ce soit celui un peu différent, qui est gentil, intelligent.
On va y suivre une histoire niaise et téléphoné qui enchaîne les scènes « émouvante » et pleine « d’humanité » en usant du pouvoir de la discussion et du raisonnement face à un oncle méchant qui le bat et le force à voler. On y ajoute bien sûr le petit coup de pub sur une asso qui aide ces gens. Le petit passage d’échange entre les deux monde en mode complice où le gentil prof apprend à lire à l’enfant pendant que l’enfant lui raconte toutes ses meilleures astuces de voleur.
En fait jamais à aucun moment on y croit. C’est tellement déconnecté de la réalité, on voit le message qu’ils veulent faire passer mais aussi bien la façon de le raconter que le jeux d’acteur … c’est pas possible. Et surtout ce qui m’a profondément gêné c’est que malgré le thème, ils ont vraiment centré toute l’histoire sur le mec, le reste, la situation, la misère, l’enfant ne sont qu’un arriére plan pour faire briller le prof, ça en devient gênant.
La fin est ridicule et pue la facilité sans courage tout en usant d’un artifice qui permet de conclure ce film « de la bonne façon ».
La fin aurait pu (aurait du) être un choix fort qui aurait remis du poid sur la balance pour contrebalancer un peu toutes les niaiseries mais non il fallait juste une échappatoire qui était impossible avec la réalité.
Bref un 3/10 presque généreux.