Companion
6.1
Companion

Film de Drew Hancock (2025)

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Companion : Plus un programme en bêta qu’une révolution IA

Avec la vague récente de films explorant l’intelligence artificielle sous toutes ses coutures, Companion arrive en terrain déjà bien balisé. Mélangeant des éléments de M3GAN, Ex Machina et Westworld, le film tente de proposer sa propre vision du rapport homme-machine, avec un concept intriguant sur le papier. Mais entre ambitions et exécution, l’écart se creuse…


Dès les premières minutes, le film installe un cadre visuel soigné, avec une jolie photographie élégante et un brin aseptisée, typique des productions SF modernes qui se veulent très réalistes. L’idée d’un compagnon artificiel conçu pour comprendre et répondre aux besoins émotionnels des humains est intéressante et aurait pu donner lieu à des réflexions fascinantes sur la dépendance technologique et la frontière entre le réel et le simulé. Malheureusement, si le film pose quelques questions pertinentes en surface, il préfère rapidement emprunter des sentiers bien connus.


Le scénario suit une trajectoire trop prévisible, cochant méthodiquement les cases du genre : "expériences" qui dérapent, humains dépassés par leur propre création, dilemmes éthiques rapidement balayés au profit d’un suspense mécanique. D'ailleurs, je n'ai pas compris pourquoi le métrage s'evertuait à créer un semblant de suspens vis à vis d'Iris et de sa condition alors que toute la campagne marketing révèle le pot aux roses!


On sent bien les inspirations, mais sans jamais atteindre la subtilité psychologique d’un Ex Machina ou la critique acerbe d’un Westworld. Ici, les twists sont souvent téléphonés et les personnages prennent des décisions parfois absurdes, comme s’ils n’avaient jamais vu un film sur l’IA auparavant.


Visuellement, Companion assure le minimum syndical avec quelques séquences stylisées, mais sans véritable identité marquante. Les environnements futuristes sont efficaces mais déjà vus, et l’ensemble manque un peu de personnalité pour vraiment marquer les esprits.


Heureusement, le casting s’en sort honorablement même si les rôles sont clichés, avec une performance convaincante de protagoniste principale, Sophie Thatcher, même si son évolution reste convenue (et malheur à moi, le fait qu'elle n'est pas une dentition parfait au vu de ce qu'elle doit être dans le film, m'a fait un peu tiqué, ce qui est très débile de ma part). Quant au fils de Meg Ryan, Jack Quaid, décidemment il aime les rôle de connard et assimilé^^


Le Companion en lui-même est intéressant par moments, mais son développement manque de nuances : entre l’ange bienveillant et la menace froide, il oscille sans réel moment de grâce.


Finalement, Companion n’est ni un crash total ni une révélation. Son idée de base méritait mieux qu’un traitement aussi balisé, avec pleins de lieux communs, trous, facilités et incohérences scénaristiques, et on ressort avec l’impression d’avoir regardé un patchwork de références plus maîtrisées, sans la profondeur nécessaire pour réellement marquer le genre. Ce n’est pas un bug majeur, mais juste un programme qui tourne en boucle.

A découvrir sur une plateforme éventuellement.

lugdunum91
6
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le 25 févr. 2025

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