Compostelle
6.2
Compostelle

Film de Yann Samuell (2026)

Bofbof.


L'idée n'est pas mauvaise mais ils en font trop dans le genre feelgood movie, ce qui peut irriter. Ensuite, et c'est sans doute plus important, le scénario n'est pas très bien écrit : on enchaîne les sautes d'humeur, c'est un peu décousu, on ne ressent pas assez la progression de ce jeune tandis que l'adulte semble complétement oubliée en terme de progression ; bizarrement elle va aussi s'en retrouver grandie même si elle n'a pas changé et continue de faire des bêtises jusqu'à la fin. L'humour est rare, ne prend pas de toutes façons, le drama est tenu à l'écart aussi, le réalisateur ayant misé sur un film léger.


La mise en scène est assez mauvaise. On commence par une scène située au 3/4 du film, ce n'était vraiment pas nécessaire, ce n'est pas le genre de film qui nécessitait ce genre d'intro digne d'un thriller (déjà pour un thriller je trouve ce procédé très discutable mais alors ici pour un feel good movie présenté comme tel, je vois vraiment pas l'intérêt à part pour dérouter le spectateur qui va p'tet se dire qu'il s'est trompé de salle). Ensuite, le réal fait joujou avec son drone (je suppose que ce n'est pas une flying cam), du coup il nous bombarde de plans aériens hyper dynamique juste pour suivre 2 marcheurs qui marchent, c'est ridicule. On a même droit à un splitscreen à la DePalma juste pour voir une mère et une fille discuter dans un appart ; en soi le dispositif est sympa et bien exécuté, hyper dynamique, amis à nouveau c'est une grammaire de thriller ça, pas d'un feel good movie. Ça se tasse un peu sur la fin, mais il restera tout de même tout du long des plans qui n'ont rien à faire dans ce film. Ajoutons à cela des acteurs pas forcément convaincants ; Lamy est mauvaise surtout au début, lors de cette séquence hyper maladroite où des élèves apportent un bouquet de fleurs, on dirait une mécanique tant ça maque de vie, de réalisme. Après elle gère mieux, fait le boulot, mais n'apporte rien au rôle. Le petit jeune a du potentiel, il est convaincant quand il pète un plomb, mais le réalisateur le filme trop avec l'envie de le montrer, de le révéler, de monter sa beauté et puis quand il se met à raper avec la caméra qui lui tourne autour pendant que tout le monde est beau et a l'air enchanté... quelle horreur !


Bref, un scénario mal écrit et une mise en scène faite de choix douteux font que ce film est franchement dispensable.

Fatpooper
4
Écrit par

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le 17 août 2026

Critique lue 13 fois

Fatpooper

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