Hongrie, XVIIème siècle. Elisabeth Nadasdy, une comtesse âgée et veuve, découvre qu'elle peut rajeunir temporairement en se baignant dans du sang de jeunes vierges...
Le titre peut être assez trompeur (ou bien il a été tout simplement mal choisi, tant que ça vend), il vient directement de l'un des surnoms de Vlad III "Tepes", "Drăculea", et non du héros de Bram Stoker, et le personnage principal est ouvertement inspiré de la tristement célèbre comtesse Elisabeth Báthory, tueuse en série hongroise du XVIème siècle (dont la sinistre réputation a plus ou moins égalé celle de Vlad III).
Ce n'est pas une vampire (elle n'est pas morte, n'a pas de crocs et ne suce pas le sang) mais le besoin de sang pour survivre et son appétit sexuel (même s'il n'est pas dirigé vers ses proies) ont beaucoup en commun avec les morts-vivants suceurs de sang codifiés par la littérature du XIXème siècle et repris abondamment par les classiques de la Hammer.
Pas le plus spectaculaire des films de ce studio, ni celui à l'ambiance la plus remarquable, pas non plus le plus érotisé (beaucoup moins que Vampire Lovers, sorti un an avant) mais une heure et demie en compagnie d'Ingrid Pitt, même vieillie et enlaidie une scène sur deux, doublée par une autre (adieu son charmant petit accent de l'Est) et sans grands seconds rôles à ses côtés (à part Nigel Green), ça vaut quand même le détour.