CONAN ! Pas la bouse de 2011. Le vrai, le tatoué de 1982 !

Par une nuit si noire, et pourtant si ardente… Le corps sans vie de Valeria brûlait, dévorée par les flammes, pour ne devenir que poussières. Conan regardait ce triste spectacle. Les yeux perdus dans le vide. Subothai, son compagnon d'arme, sanglotait derrière lui. Un prête se retourna et demanda :

« Pourquoi pleure tu ?

- Il est Conan, un cimmérien. Il ne pleura pas. Alors je pleure pour lui. »

Et vlan ! Dans ta face. C'est bon, recrache tes dents ! Ça c'est de la scène, ça de la punch line, ça c'est Conan.

Arrêtez de faire votre adulte intello (Du genre à pencher la tête, prendre l'air constipé et dire : "tu vois quoi, moi j'aime Godard quoi !"). Il est temps de mettre fin à ce mal entendu qui entoure ce film. Conan, tout comme les textes de Robert Howard dont il s'inspire, est un film qui fut longtemps décrié. Il est temps aujourd'hui de remettre les pendules à l'heure et de foutre un bon coup de pied aux culs à ces critiques affichant un véritable mépris aux films de genre.

Réalisateur du film subtil et sublime Le Lion et le vent, John Millius s'attaque ici à une clé de voute de l'heroic fantasy. Autant dire que le ridicule pouvait être atteint facilement (on a tous en tête des barbares avec des slips en peau de bêtes). Mais il évite le faux pas en faisant de ce film, une vision contemplative d'un homme qui doit faire face à son destin.


MAR
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CONAN ! Pas la bouse de 2011. Le vrai, le tatoué de 1982 !


Par une nuit si noire, et pourtant si ardente… Le corps sans vie de Valeria brûlait, dévorée par les flammes, pour ne devenir que poussières. Conan regardait ce triste spectacle. Les yeux perdus dans le vide. Subothai, son compagnon d'arme, sanglotait derrière lui. Un prête se retourna et demanda :
« Pourquoi pleure tu ?

- Il est Conan, un cimmérien. Il ne pleura pas. Alors je pleure pour lui. »

Et vlan ! Dans ta face. C'est bon, recrache tes dents ! Ça c'est de la scène, ça de la punch line, ça c'est Conan.





Arrêtez de faire votre adulte intello (Du genre à pencher la tête, prendre l'air constipé et dire : "tu vois quoi, moi j'aime Godard quoi !"). Il est temps de mettre fin à ce mal entendu qui entoure ce film. Conan, tout comme les textes de Robert Howard dont il s'inspire, est un film qui fut longtemps décrié. Il est temps aujourd'hui de remettre les pendules à l'heure et de foutre un bon coup de pied aux culs à ces critiques affichant un véritable mépris aux films de genre.

Réalisateur du film subtil et sublime Le Lion et le vent, John Millius s'attaque ici à une clé de voute de l'heroic fantasy. Autant dire que le ridicule pouvait être atteint facilement (on a tous en tête des barbares avec des slips en peau de bêtes). Mais il évite le faux pas en faisant de ce film, une vision contemplative d'un homme qui doit faire face à son destin.

Conan... Orphelin, esclave, puis gladiateur, gagne sa liberté et cesse de subir sa vie pour la mener comme il l'entend. Mais comment vivre quand seul la vengeance vous guide ? Conan n'a pour but que la recherche du meurtrier de ses parents : le prêtre Thulsa Doom (magnifique James Earl Jones, dans un rôle impérial, tout en retenue). Mais sous sa détermination, se cache un être fragile cherchant son équilibre et sa place dans ce monde sauvage... C'est ainsi que l'épopée commence. Celle de la découverte de soi.

Mais dans ce voyage initiatique, Conan ne sera pas seul. Subothaï , guerrier sauvé par Conan, jouera le rôle de grand frère. Tandis que Valeria sera le symbole de la femme protectrice. Mais ce sera la rencontre finale entre Conan et Thulsa Doom qui délivrera notre héros de ses démons intérieurs. Lorsque le prêtre appelle Conan "mon fils", ce dernier comprend. Toute sa vie, il n'a cherché qu'une chimère. Ce qu'il est devenu, il le doit au prêtre. Conan s'est forgé ses propres chaînes. Et pour être libre, il doit tuer son père spirituel... L'homme est maître de soi.

Et c'est dans des décors naturels que la réalisation de Milius prends toute sa splendeur. Les paysages désertiques filmés de manière fascinantes, deviennent un acteur à part entière. Mais le long métrage ne repose pas seulement sur son visuel. La plus grande force de Conan est sans contexte sa musique. Véritable colonne vertébrale du long métrage, la bande-son de Basile Poledouris est le principale narrateur du film. Elle nous envoûte par son atmosphère épique, mystique et sauvage.

Fresque guerrière, sanglante et néanmoins poétique, Conan n'est pas l'image que l'on se fait. C'est un films d'action qui en a dans le slip, mais aussi dans la cervelle. Sachez voir plus loin, et entrez dans ce monde d'aventures !

IL EST CONAN

Une critique par tsointsoin du blog format 35
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le 9 janv. 2013

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