C'est évident qu'Edward Berger a tenté de plagier la qualité de la série The Young Pope de Paolo Sorrentino. Dans ce film qui reprend les plans, les illustrations sonores et même la direction d'acteurs, on s'ennuie ! Bien sûr, on peut se sentir concerné par les problèmes sociétaux de 2024, mais est-il nécessaire de faire appel à la corruption ? Le chantage est-il nécessaire ? La perversion est-elle nécessaire ? Ce film n'évoque pas d'autres relations au réel.
Ce film restera le témoignage d'une époque centrée sur le nombril, car le sexe est trop genré. D'ailleurs, le mot « femme » est-il prononcé une seule fois dans ce film ?
Je comprends toutefois que certains spectateurs se sentent concernés par le patriarcat ou par l'idée d'un pape non genré. Pour ne pas les choquer, le film valide leur vision du Vatican. Dans 30 ans, probablement, ce film sera classé dans la catégorie « humour ».
Conclave tente de faire découvrir une communauté d'hommes habillés en rouge qui vivent comme dans un rituel d'opéra, autour d'un concept abstrait parfois évoqué de manière creuse, dont on peut imaginer la raison de leur assignation.
Pour voir quelque chose de fidèle, de bien construit, de divertissant, d'esthétique : The Young Pope de Paolo Sorrentino !