Tout sur Robert. Cet adolescent d'origine congolais est réfugié à Bangui, doit s'occuper de ses quatre frère et sœurs, passer le baccalauréat, rendre visite à ses parents emprisonnés et se méfier de la violence des milices centrafricaines. Robert possède l'essentiel : une vitalité à toute épreuve, la tête sir les épaules et un peu d'audace, nécessaire quand on veut réussir dans le monde nocturne de la musique. Car le flow et le talent ne suffisent pas, il faut aussi croire en son étoile. C'est ce que raconte le vibrant Congo Boy, récit romancé de l'expérience de son metteur en scène Rafiki Fariala, dans un premier long métrage de fiction coscénarisé et coproduit pas Boris Lojkine. Le réalisateur a eu du mal à trouver celui qui serait son alter ego à l'écran. Il lui fallait la flamme de la jeunesse et la sagesse de celui qui a déjà tout vécu. Bradley Fiomona s'est imposé en toute fin de casting : il a la moelle et aussi le brio d'un chanteur capable d'électriser les foules. Congo Boy est lé récit d'un garçon qui se bat pour ne pas sombrer et qui lutte contre les discriminations. Sa voie, c'est sa voix, celle de tous les réfugiés qui refusent le bas-côté de la rue. En festival, de Cannes à Angoulême, Rafiki Faraiala et son interprète enflamment les salles en chantant, avant la projection. Comment ne pas frémir devant ces moments de douce euphorie qui font écho à l'instinct de résistance et de survie d'un héros emblématique ?