Contes de juillet regroupe deux courts-métrages de Guillaume Brac, qui sont en fait des projets d'étudiants en école de cinéma. Le premier est une ballade deux collègues de travail dans le parc de loisirs de Cergy-Pontoise, où Brac fera un documentaire (L'île au trésor), tandis que le deuxième montre une étudiante norvégienne, sur le point de rentrer chez elle, fait tourner la tête à trois hommes au soir du feu d'artifice et d'un évènement tragique...
Le point commun qu'on pourrait tirer de ces deux histoires parisiennes, est que l'homme n'en sort pas grandi. Entre celui qui embrasse de force quitte à vouloir coucher, l'un qui se masturbe devant une fille endormie ou un autre qui drague de manière assez lourde, il n'y a pas de quoi être fier de la gent masculine. Quelque part, en grossissant le trait, je vois dans ces histoires des versions modernisées des Contes d'été d'Eric Rohmer, sauf que tout y était plus chaste et qu'on y récitait du Pascal. Ici, ça n'est pas le cas, nous sommes en 2018, les mœurs changent pour le meilleur ou le pire, et je trouve que c'est assez bien montré. De plus, chacun des courts-métrages montrent de jolis moments comme la scène de l'escrime pour l'un et la danse pour l'autre, ainsi que des acteurs prometteurs, ce qui est un bon galop d'essai.