J'habite à Paris depuis 25 ans et depuis 25 ans je passe tous mes mois de juillet dans la capitale, fêtant, à l'occasion, mon déplorable anniversaire. Et c'est toujours la même forme de mélancolie que je ressens durant ce mois de juillet.
Que ce soit sous une canicule accablante qui exige de trouver des îlots de fraîcheurs, ou que ce soit sous une grisaille assommante qui nous embarque dans une marche vers des recoins de la ville qu'on explore jamais le reste de l'année, il y a quelque chose dans l'air qui possède une singularité spatio-temporelle.
C'est ces deux teintes de juillet, mélange d'enthousiasme et de spleen, qui sont parfaitement retransmises à travers ces deux courts-métrages. Dans ce contraste particulier mis à l'écran, se relève une certaine libido collective: en juillet les gens veulent pécho, et en même temps, personne ne sait vraiment comment s'y prendre. Le malaise est perpétuellement palpable.
Et comme ce petit mec rêveur et mélancolique qui se ballade avec son appareil photo un 14 juillet, plus attiré par le spectacle de la foule et des personnes aux balcons que par le feu d'artifice lui-même, Guillaume Brac développe ces deux contes pour révéler sensiblement ce qu’il y a de plus beau dans ces instants là.
Les vrais 'comfort movies' pour moi, ce sont ces oeuvres là.