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Coquin de printemps
5.6
Coquin de printemps

Long-métrage d'animation de Hamilton Luske, Bill Roberts et Jack Kinney (1947)

Huitième long-métrage du studio et quatrième film-package d'affilée, Coquin de Printemps enchaîne juste deux moyens-métrages, Bongo puis Mickey et le Haricot Magique, reliés cette fois par un ventriloque et sa marionnette qui racontent les histoires à une petite fille. C'est un peu moins désossé que La Boîte à Musique niveau structure, au moins il y a un semblant de dispositif narratif autour, mais ça reste du remplissage déguisé.


Bongo, l'histoire de cet ourson de cirque qui retourne à l'état sauvage, est clairement le segment le plus faible des deux. Le film essaie de vendre une romance entre deux ours sur fond de baffes et de jalousie, sans jamais qu'on comprenne pourquoi on devrait s'y intéresser. Ça traîne en longueur, la morale sur la liberté retrouvée est expédiée en deux minutes à la fin, et l'ensemble sent le remplissage écrit à la va-vite pour boucler un format.


Mickey et le Haricot Magique, en revanche, relève franchement le niveau. C'est la première fois depuis un moment que Mickey, Donald et Dingo partagent l'écran ensemble, et le trio fonctionne bien : Donald qui pète les plombs devant les vaches maigres, Dingo qui plane à côté de la plaque, Mickey qui garde son sang-froid. Le géant est bien fichu, la tension monte plutôt correctement à mesure qu'ils grimpent dans les nuages, et pour une fois le film prend le temps de construire un vrai gag plutôt que d'enchaîner les scènes au kilomètre.


Le vrai souci du film, c'est le dispositif du ventriloque autour des deux histoires, qui n'apporte rien à part gonfler artificiellement la durée. On sent que le studio cherche encore une excuse pour coller deux segments ensemble plutôt qu'une vraie raison de les raconter côte à côte, exactement le même problème que dans les trois films-packages précédents. Le film ne sait toujours pas quoi faire de ce format sketch, et cette fois encore, seul un des deux segments justifie qu'on regarde jusqu'au bout.

Cinemind
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le 6 août 2026

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