Adapté du roman éponyme de Maylis de Kerengal, Corniche Kennedy a les arguments pour plaire et pourtant … tout y est décevant.
Une Lola Créton en demis teinte dans son rôle de Suzanne, jeune fille issue du milieu aisé de Marseille. L’air faussement désenchanté, d’ado en manque de sensations fortes enferme l’actrice dans un portrait caricatural qui finit par nous la rendre insupportable.
Une intrigue policière anecdotique et sans intérêt traité de manière totalement artificielle. Un mauvais polar faussement interprété, que la réalisatrice peine à rendre crédible et qui finit par nuire au reste du récit.
Un cadrage de mauvais goût et des plans de coupe stériles, qui à défaut d’alimenter l’histoire servent le placement de produit (vous connaîtrez les noms des restaurants branchés de la corniche par coeur…).
Le gros point fort de Corniche Kennedy réside en ces jeunes amateurs justes et plus vrais que nature qui nous donnent envie d’apprendre à les connaitre.
Dommage qu’entre intrigues amoureuses, plongeons et trafique de drogue cette rencontre n’ait pas lieu…