Dans ce film, la réalisatrice hongroise Ildiko Enyedi narre la rencontre et l’amour naissant de deux êtres complexes et marginaux malgré eux. Solitaires, prisonniers de leurs handicaps physique et mental (lui souffre d’une paralysie du bras gauche, elle d’une forme d’autisme troublante), tout semble les condamner à rester de simples spectateurs de leurs vies. Au fur et à mesure, ils vont essayer de casser ce cercle infernal et de faire converger leurs solitudes. On se croirait presque dans un tableau impressionniste sur lequel de petites touches régulières sont apposées pour faire naître une relation et un amour au-delà des normes sociales. La photographie choisie pour le film, les impressions de flou ou encore la lumière qui éclaire les personnages conforte d’ailleurs cette sensation.
Les acteurs, enfin, développent un jeu subtil faisant de ce film une belle réussite et un plaidoyer très finement ciselé pour le droit à la différence et le droit à l’amour. Ce film a été récompensé par un Ours d’Or au Festival de Berlin en 2017.

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le 21 avr. 2020

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