« Cotton club » constitue une belle surprise pour moi, étant resté sur une déconvenue avec l’ambitieux mais raté « Coup de cœur », réalisé deux ans plus tôt par le même Francis Ford Coppola.
Le scénario original a été confié à Mario Puzzo , l’auteur du « Parrain » : il y narre l’âge d’or du célèbre club de jazz le « Cotton club » de Harlem où se sont produits de grands musiciens et où se rendaient les personnalités américaines les plus en vue ( Duke Ellington, Cab Calloway, Charlie Chaplin, Gloria Swanson et même Lucky Luciano apparaissent dans le film.)
Coppola a particulièrement soigné sa reconstitution en studio, faisant la part belle aux numéros musicaux ou dansés ( Richard Gere joue lui-même du cornet et Gregory Hines enflamme la piste de ses fameuses claquettes). Mais la vraie originalité est dans le savant mélange entre musical et film de gangsters (avec un méchant jaloux et complètement barré)
La distribution est savoureuse et toujours juste, avec Richard Gere, très classe en musicien devenu malgré lui célèbre acteur à Hollywood, mais aussi Bob Hoskins en proprio mafieux mais plutôt humaniste du Club, en passant par Lawrence Fishburne, Gregory Hines, Nicolas Cage en chien fou et la ravissante Diane Lane à qui Coppola a décidément offert ses meilleurs rôles ( « Outsiders », « Rumble Fish »)
Le film se termine sur une séquence magnifique entre spectacle et réalité, où la scène du Cotton Club devient le théâtre des destinées de chaque personnage.
Une redécouverte de cet échec immérité au box-office l’année 1984 s’impose !