Le personnage principal, François Perrin, est accusé à tort d'avoir violé une jeune femme, Stéphanie. Et tout le film vise à nous montrer la vengeance de ce sympathique héros qui va réussir à prouver son innocence et à mettre à mal les notables du coin qui l'ont fait incarcérer.
Hélas...
Le héros est hautement problématique dans ses comportements avec les femmes, et condense toutes les vicissitudes du nice guy, ce qui n'est jamais pointé du doigt dans le film.
> Oui il ne viole pas Stéphanie, mais il tente de violer Marie. Certes il la fréquente depuis deux ans, mais elle n'est clairement pas consentante le soir où il tente de coucher avec elle, et elle lutte pour lui échapper. Merci à l'échafaudage qui cède au bon moment en la débarrassant de notre si sympathique assaillant.
Cette scène est bien sûr sensée être comique, et l'attitude de François est légitimé par le fait qu'il s'agit de sa maîtresse.
> Stéphanie est complétement déstabilisée et confond son agresseur avec François, un témoignage de bonne foi, où on l'entend dire qu'elle n'est pas sûre, car il faisait nuit et qu'elle est encore sous le choc.
La première chose que fait notre héros en sortant de prison ? Entrer par effraction chez Stéphanie, la séquestrer et la menacer de viol... grand mystère du scripte où Stéphanie le trouve sympathique de ne pas passer à l'acte et décide de l'aider puisqu'il se proclame innocent.
> "Tu as souffert 10 minutes, moi ça fait 27 ans que je souffre", c'est ce que François dit à Stéphanie. Waow... comparer la souffrance d'un viol à celle de la précarité. Il fallait y penser. Alors attention, évidemment que les violences dont est victime François sont réelles, mais il ne peut pas les utiliser pour invisibiliser celles de son amie. En mettant en regard la durée, c'est ce que fait le scénario.
Meilleur aspect du film ? La musique composée par Pierre Bachelet, qui mérite d'être écoutée. Notons une très bonne reprise dansante par Bon entendeur.