Et sinon, il revient quand de vacances le réal de Event Horizon ?

L'Allemagne a Uwe Boll, les États-Unis ont Paul W.S. Anderson (quoique ce dernier est né, a grandi et a débuté sa carrière en Angleterre).

La comparaison trouve un double écho tant dans la qualité filmique des "oeuvres" de ces deux réalisateurs que dans leurs inspirations vidéoludiques.
En effet entre le premier qui ne cesse d'enchaîner les adaptations cinématographiques de jeux vidéos (à savoir les nanars The House of the Dead, Alone in the dark, BloodRayne, Dungeon Siege et bientôt Far Cry) et le second qui, ne cachant pas sa grande affection pour l'univers de Nintendo et consorts, en a quelques uns à son actif (Mortal Kombat, Resident Evil), nous nous retrouvons en présence de deux réalisateurs qui ont clairement raté leur vocation.

Course à la mort à ce titre transpire cette inspiration. À dire vrai, c'est tellement frappant car délibérément assumé que le long métrage en devient indigent. Entre les "Stage x" affichés, les armes activables via des carrés lumineux au sol (qui a dit Mario Kart ?), la petite vanne finale du coach (Ian McShane) qui, offrant un cadeau des plus charmants à Hennessey (Joan Allen), dit "I love this game !", etc...
Non, ce n'est pas un jeu, c'est un film, et il serait bien qu'Anderson comprenne un jour la différence (de la même manière qu'Hideo Kojima qui, à la différence d'Anderson, réussit néanmoins à rendre le gameplay des Metal Gear suffisamment intéressant pour faire presque oublier que ses productions sont davantage des films interactifs que des jeux vidéos).

Le film reste étonnamment distrayant et se laisse regarder, malgré des courses de voitures peu passionnantes et un script dont on devine les tenants et les aboutissants dès la fin du premier quart d'heure. Jason Statham semble aimer nous surprendre, en alternant bonnes et mauvaises surprises. À lui de voir s'il veut une carrière digne de Jean-Claude Van Damme ou de Bruce Willis, mais je doute qu'il puisse jongler indéfiniment avec les deux.
Kelemvor

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