En fait, l'horreur c'est comme la mode : Less is more
Une petite robe noire vaut toujours mieux que des expérimentations hasardeuses et non maitrisées, qui peuvent rendre cheap et vulgaire.
En terme de scénario, pour moi, c'est la même chose. Un Halloween de Carpenter au scénario simplissime et sans effets visuels racoleurs fonctionne toujours mieux qu'un Piranha 3D
En résumé, en matière d'horreur, la simplicité est une valeur sûre. Quand on sait faire, rien ne sert d'en faire trop :
-The Descent : un groupe de femmes, une grotte
-Don't Breathe : des cambrioleurs, une maison et un vieil aveugle...
et j'en passe...
Ici c'est le même principe, 2 personnages, une maison inondée et un invité surprise...that's all
L'idée du huis clos est absolument géniale et fonctionne très bien. De l'horreur animale en huis clos, personnellement je n'en avais pas vu depuis Peur Bleue (et encore l'espace y était un peu moins restreint). Aja sait comment créer de la tension, le scénario est simple, on obtient donc ici un divertissement horrifique particulièrement efficace.
Les personnages sont plutôt attachants je trouve, une relation père-fille est un choix intéressant pour ce type de film.
Je ne mets pas plus en terme de note pour une raison simple, mais pourtant essentielle : les alligators.
Même si je me doute qu'une grosse partie du budget a du y passer, le CGI, même de bonne facture, reste du CGI. Et ça, ça me brise le cœur et me fait verser quelques larmes (de crocodile évidemment). Le résultat est décevant, je trouve que ça manque de naturel dans les mouvements. Dès que les animaux bougent, le côté fake est trop perceptible. Les alligators sont des animaux massifs, et pourtant ici, je les ai trouvés aussi furtifs que les piranhas de Piranhas 3D, de mon point de vue ça ne fonctionne pas. C'est sûr que quand je repense à l'animatronic de Lake Placid (R.I.P Stan Winston), je ne peux qu'être déçue par les alligators de Crawl. La première apparition de l'animal paraît un peu bâclée à cause du choix du CGI. Là où un animatronic, plus contraignant, oblige à moins montrer la bête (renforçant ainsi la tension), le CGI fait figure de facilité, qui en montre trop et trop vite.
Spielberg avait tout compris il y a 50 ans. Le plus effrayant c'est ce qu'on ne voit pas.
Je reconnais que c'est du beau CGI, mais le résultat ne m'a pas emballée plus que ça.
Pour résumer, si vous cherchez un bon divertissement, simple et efficace, ce film est fait pour vous.
Alors, à 3, on prend une grande inspiration, et c'est parti...