C'est nul, j'étais venu pour voir 1 merde avec Statham, j'ai vu un excellent film - Un connard, 2013
Il y a quelques acteurs qu’on retrouve deux à trois fois par an, pour qu’ils nous livrent leur production habituelle, calibrée et commerciale. Jason Statham fait partie de ces types-là.
Après deux excellentes surprises américaines jouissives, décomplexées et divertissantes (Safe & Parker), Jason Statham retournait au pays pour tourner dans le premier film du scénariste des Promesses de l’Ombre, Steven Knight. Hummingbird (le titre français va totalement à l’encontre du film) est un film particulièrement original dans la filmographie de l’ancien nageur, dans la mesure où on n’est pas dans un film d’action simple, mais dans un film bien plus intimiste, bien moins rapide que les autres. Steven Knight prend son temps pour expliquer une histoire sincèrement maladroite mais assez passionnante et engageante pour qu’on soit impliqué dans l’histoire de ce fuyard qui tombe par hasard sur un appartement laissé vacant. Les acteurs, tous peu connus, sont plutôt bons, avec la talentueuse Agata Buzek sur qui une grosse partie du film repose et les quelques scènes d’action qui jalonnent le film sont assez violentes et réalistes pour être bien intégrées dans le film (même si notre grand ami Statham ne peut s’empêcher d’avoir des repliques –excellentes cela dit de badass au moment de dérouiller un bad guy), qui est aussi très émouvant par passages, comme cette dernière demi-heure, très belle.
Pour une fois que Jason Statham tente d’ajouter une nouvelle corde à son arc, les distributeurs français ont essayé de vendre le film comme un gros actioner alors qu’il n’en est rien. Ce n’est pas une raison pour passer à côté de cette surprise.