Criminal Squad : Pantera de Christian Gudegast est peut-être l'un des films les plus mal compris de ces dernières années. Beaucoup attendaient une surenchère d'action. Plus d'explosions. Plus de fusillades. Plus de chaos. Et c'est précisément là que le film prend tout le monde à contre-pied.
Gerard Butler reprend le rôle de Big Nick, mais cette fois le véritable moteur du récit n'est pas la violence. C'est le braquage. Le film s'intéresse moins aux conséquences qu'à la mécanique. Moins aux balles qu'aux cerveaux. Et ce choix risque autant de frustrer que de fasciner.
L'intrigue suit une traque qui traverse l'Europe et plonge progressivement dans l'univers des voleurs de diamants. Ce qui frappe, c'est la patience du récit. Criminal Squad : Pantera prend son temps. Parfois même trop. Mais cette lenteur apparente sert une montée en tension constante. Chaque échange semble préparer quelque chose. Chaque détail paraît avoir une utilité.
Visuellement, le film adopte une approche plus froide et plus élégante que son prédécesseur. Les décors européens donnent une identité différente à l'ensemble. On sent une volonté de sortir du simple film policier américain pour aller vers quelque chose de plus proche du thriller de casse moderne.
Tout n'est pas parfait. Certains passages s'étirent. Certains personnages restent en retrait. Mais lorsque le braquage entre enfin dans sa phase décisive, le film révèle sa véritable ambition. Il ne cherche pas à impressionner par le bruit. Il cherche à impressionner par la précision.
Et c'est peut-être pour cette raison que Pantera divise autant. Ceux qui voulaient uniquement de l'action risquent d'être déçus. Ceux qui aiment les plans minutieux, les stratégies et les films de casse intelligents pourraient y trouver l'une des meilleures surprises du genre ces dernières années.
Au final, Criminal Squad : Pantera n'est pas forcément le film que le public attendait. Mais il est probablement meilleur que sa réputation. Ma note : 10 sur 20.