Un psychopathe pur jus placé en isolement depuis trente ans.
Un espion en état de mort clinique, seul détenteur d’informations capitales.
Un savant qui transfère ce qu’il reste de l’esprit du second dans celui du premier.
Celui-ci qui prend la malle, vole, tabasse, traverse les rues et les routes comme un fauve déchaîné.
Des terroristes déterminés à foutre la merde.
Un agent de la CIA qui tente à tout prix de retrouver le psychopathe pour les infos qu’il trimballe désormais dans sa tête.
Ce dernier qui commence à avoir des souvenirs qui ne sont pas les siens.
Ceux d’une femme et d’une gamine inconnues.
Une personnalité qui imprègne peu à peu une autre.
Un sale type qui devient meilleur.
Un casting impérial.
Un Kevin Costner excellent dans un rôle de brutasse mutique à la Tom Hardy.
Une sorte de Jason Bourne mixé à de la SF conceptuelle.
Un monstre de Frankenstein des temps modernes.
Une dernière scène d’une beauté stupéfiante comptant parmi les plus belles fins du cinéma.
Perdu dans ses sentiments, il s’interroge. Seul, debout sur une plage, il se demande qui il est.
Ce qu’il est en train de devenir.
Il suffira d’un geste pour témoigner de la survivance d’une âme au sein d’une autre.
Criminal.
Pas un grand film, non.
Juste un beau film.