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le 28 avr. 2013
SuivreCritique de Crooked Arrows par Mangouste44
OUHH LALALALALA. Du vu et du revu ! Nul Nul Nul....
Avec Crooked Arrows, Steve Rash tente de conjuguer film sportif et hommage culturel. Mais malgré un terrain de jeu original — le lacrosse au sein d’une communauté amérindienne — le film s'embourbe rapidement dans les clichés et l'approximation. À mes yeux, il ne dépasse jamais le stade de l'effort sympathique mais maladroit, ce qui justifie ma note de 4/10.
Le premier problème saute aux yeux : l'écriture manque cruellement de souffle. Tout est prévisible, calibré, sans la moindre prise de risque. Le récit déroule une mécanique connue — équipe faible, coach en quête de rachat, triomphe final — mais sans jamais réussir à générer l'émotion ou la tension dramatique nécessaires. À force de suivre la recette sans y insuffler d'âme, le film devient aussi fade qu'un match joué sans passion.
La mise en scène de Steve Rash, loin de dynamiser le récit, accentue encore cette impression d'ennui. Là où l’on attendrait de la vitesse, de la ferveur, on trouve un montage paresseux et une réalisation sans relief. Même les séquences de matchs, qui auraient pu électriser l’écran, restent désespérément plates.
Le casting ne parvient pas à redresser la barre. Brandon Routh livre une prestation correcte, mais sans éclat. L'alchimie avec son équipe reste superficielle, et l’évolution de son personnage, censée être au cœur du récit, sonne artificielle.
Pourtant, tout n'est pas à jeter. Crooked Arrows a le mérite de vouloir mettre en avant une culture souvent oubliée du grand écran. Même si le traitement reste trop en surface, certains moments parviennent à évoquer, avec un minimum de respect et de sincérité, l’importance du sport dans la transmission d'une identité.
En fin de compte, ce film ressemble à un match joué sans conviction : plein de bonnes intentions, mais sans la ferveur ni la rigueur nécessaires pour convaincre. Crooked Arrows aurait pu être une belle réussite ; il n'est au final qu'une énième redite sans relief, aussitôt vue, aussitôt oubliée.
Créée
le 28 avr. 2025
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