L'héroïne de Cu Li ne pleure jamais, désormais veuve de son mari allemand, revient au Vietnam après des années d'absence. Elle cohabite difficilement avec sa nièce, sur le point de se marier. Réalisé dans un noir et blanc somptueux, le film ne comble que partiellement les trous de l'existence de son personnage principal, cette vieille dame tournée vers le passé et la nostalgie d'une époque révolue. Elle ne peut que se heurter à la génération nouvelle du Vietnam et devra regarder le présent en face, même si la mélancolie ne la quittera jamais. Simplement poétique, moins axé sur le réalisme magique que l'on a pu voir dans de récentes productions vietnamiennes, Cu Li ne pleure jamais aurait pu susciter davantage d'émotion su le réalisateur avait forcé le trait. Pham Ngoc Lân préfère évoquer la psychologie de son héroïne et, partant, l'histoire de son pays natal, à travers des chansons au goût désuet et le regard d'un animal endémique, lui aussi de retour d'exil.

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le 7 juin 2025

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