Un grand éclat de rire, c'est ce que je retiens de cet improbable film de propagande, qui n'a toutefois pas l'audace de sortir au cinéma (ce serait trop beau), mais qui se paye le luxe de constamment insulter son protagoniste principal (pauvre acteur blanc gros qui se fait humilier non stop par le reste du casting, j'espère que la promo du film a été plus joyeuse que le tournage, mais bon, on dira que tu as payé ton privilège par ta contribution à la bonne idéologie). On a donc l'impression d'être dans un zoo humain, où on doit constamment rire de la médiocrité du protagoniste et de tous les clichés qui sont enfilés comme des perles par un scénariste survolté, qui veut à tout prix mimer la psychologie pendant qu'il accumule toutes les tares de l'électorat pro-trump chez un mâle blanc moche et incompétent.
Tous les étrangers de ce film sont à des postes supérieurs, ce qui crée un ressentiment chez le protagoniste. Il écoute des podcasts de suprémacistes blancs, il se fait humilier sexuellement par sa voisine et vit chez sa mère pendant qu'on le trolle sur les forums. Et le film nous le dit clairement, il est tellement nul qu'il ne peut rien faire de plus que des boulots alimentaires. Alors forcément, faut que ça pète, mais qu'on se rassure, le personnage sera tellement minable qu'il sera incapable de devenir un "loup solitaire". Que faire, sinon rire de cette accumulation de poncifs qui n'ont jamais la subtilité d'épouser le point de vue du personnage et non de le tourner en dérision, et s'amuser de cette manie progressiste de vouloir psychologiser leurs adversaires, ce qui a pour effet de les insulter (ce sont des malades mentaux, disons le, ou au moins des névrosés) sans apporter un quelconque argument d'ordre idéologique ou politique, car on n'est pas ici pour défendre quelque chose (sinon que tout ce qui est à droite se rapproche tôt ou tard un peu trop du suprémacisme), mais pour nous donner en pâture un raté moins que rien qui mérite son lynchage public. D'ailleurs, tous ces gens ne mériteraient-ils pas qu'on tatoue leurs opinions sur leur front pour récolter le lynchage public qu'ils méritent ? Ce serait génial de dévoiler enfin quels sont les nouveaux boucs émissaires de nos grandeurs progressistes.
Cuck, où un film qu'on regarde pour détester son personnage principal. Ou en rire, car personne ne se sentira visé par ce truc qui sent la naphtaline du progrès et où chaque nouvelle pierre jeté à notre personnage rajoute une couche de lourdeur à l'ensemble du bestiau. Mais la télé est bien meilleure sur ce terrain, car elle a déjà inventé le grand guignol ultime pour laisser libre cour à nos désirs de moquerie : Les Marseillais aux Caraïbes !