Le film se goure de référence, et là, on ne peut plus rien pour lui. Quand il cite "Ah c'est comme dans Scream !" (plus outrancier comme citation, on meurt) pour faire le lien avec le "film d'horreur dans le film d'horreur", il oublie seulement que Stab (le faux film d'horreur, qui reprend la trame de la saga Scream) n'apparaît...que dans Scream 2. Pas dans le 1, c'est bête. Tout bon fan de la saga au masque blanc étiré va tomber les yeux (c'est la fautes aux orbites de dix centimètres du masque) devant cette resucée qui n'a absolument rien compris à son modèle. Toute la mise en scène et le costume du méchant repompent ouvertement la saga Scream, mais elle ne fait pas peur ("Bobby, c'est toi, arrête de faire le c...", que vous pouvez multiplier par cent, puisque "Ahah ! Sacré Bobby !" comme dirait le daron de Hamburger Family...), abuse des scènes de tension avec les potes qui font une farce (ça devrait être interdit dans un film d'horreur), et s'offre un twist complètement daubé. Alors donc, si aucun candidat satisfait
dans le monde réel pour être le tueur, pourquoi ne pas pondre qu'il s'agit du tueur du film en tournage qui a "crevé l'écran"
(comment ? : ne posez surtout pas de question) ? On se coltinera donc son pénible (car ridicule) cisaille à deux embouts, dont l'une est rikiki par rapport à l'autre (on le met au défi de retailler notre haie avec sa cisaille au nez de narval...) pour chaque meurtre, qui ne résulte à chaque fois que par un tranchage de tête en hors-champ, et dont l'acting "mourant" est effroyable. Tout est à pleurer de désespoir (plutôt que de rire, on n'est pas dans un nanar, si seulement...), tout ressemble à une copie simiesque de Scream : hurlez si vous voulez, mais n'oubliez pas de fuir ce navet. "Cut", c'est ce qui aurait dû être fait à la première minute.