La convergence de partis pris curieux, qu’il s’agisse du choix d’un chorégraphe et doubleur en arts martiaux (Xin-Xin Xiong, plus habitué à Tsui Hark qu’à Richelieu) pour diriger les combats entre mousquetaires et ennemis, du recours à des acteurs français jouant en langue anglaise, ou de la révision du roman d’Alexandre Dumas, puisque disparaît la sulfureuse Milady, crée un divertissement tour à tour singulier et grotesque, tombant régulièrement dans le ridicule des pièges que de telles idées tendent. Peter Hyams délaisse ses comédiens et les personnages qu’ils doivent interpréter au profit d’effets qui ne durent que le temps de leur mise en place, si bien que son Musketeer avance en dents de scie au gré d’enjeux qu’il nous est difficile de comprendre véritablement. La musique pompière, par moment efficace de David Arnold achève de réduire ce divertissement à l’ombre de ses ambitions multiples mais inopérantes.