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le 24 juil. 2025
SuivreLe repas du tueur
Dangerous Animals s'en sort plutôt bien, je trouve. Entre requin sanguinaire et tueur en série complètement détraqué, c’est une combinaison originale, qui étonne et intrigue lorsque Sean Byrne...
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Oh... My... God. Que c'est c*n et que c'est bon ! Ça faisait dix ans qu'on n'avait plus vu un vrai bon film de requins (depuis Instinct de Survie), alors merci au Festival de Cannes (on ne pensait pas dire ça un jour pour un film de sharkploitation cruel et régressif : ce film, c'était destiné pour nous). On a reconnu directement le style vicelard, amateur de musiques qui décapent les oreilles ("PLUS FORT !!! Projectionniste !") et bien écrit (sensationnel) de Sean Byrne (le "papa" de The Loved Ones : un délire dégueu hilarant dans le bush australien, qui a marqué notre adolescence, et que vous aurez le bon goût de rattraper d'urgence), ici surfant dans un film de psychopathe taré et de requins exploités malgré eux (pas question de les diaboliser : on l'a dit, qu'on aimait ce film ? Oui ?), aux coups qui font très mal, aux ressorts du scénar qui sont étonnants (par pitié, ne regardez pas la BA qui dévoile 90% du film... Une honte), à l'héroïne ultra attachante (Hassie Harrison) et au méchant qu'on rêve de fracasser contre la tuyauterie de son rafiot (Jai Courtney, au-delà de ce que lui demande son rôle : stupéfiant). Dans la salle des Arcades en séance du soir (et avec l'ouvreur ultra-sympa, qui est là chaque année : spéciale dédicace du cœur), on s'aperçoit vite que les jeunes ne sont pas les seuls à glousser, les images fortes de Byrne (qui sait tenir une caméra) fédérant tous les publics amateurs de cinéma bis, déviant, gentiment fous, crades, dérangés du ciboulot... Partout dans la salle, ça s'agite à chaque coup dégueu. Et lors de la grande scène finale, le ralenti (on ne vous en dira pas plus, on vous garde la surprise car elle vaut le coup) est immédiatement accompagné d'une ovation de "YEAAAAAAAAH", d'une salle que ça démangeait, de s'éclater un peu. Dangerous Animals n'est pourtant pas un film idiot, car comme l'on dit "Seul l'intelligent peut faire l'idiot, pas l'inverse.", aussi on ne se trompe pas sur la qualité des plans (que c'est beau... On en veut pour cette scène au ralenti sur
les requins, paisibles, qui passent au ralenti sous la lumière de la Lune, comme des forces tranquilles que le regard humain a trop vite fait de pervertir...
Une scène onirique), sur les idées de scénario (ça ne pourrait pas être pire ? Attendez, vous allez voir...), sur les choix de la BO qui défrisent (les baffles ont failli crever, les gens dans la salle se sont rappelé leur adolescence avec plaisir), sur les effets spéciaux étonnamment bons (un mix entre images de vrais requins magnifiés par la caméra de Byrne, et les effets pratiques pour balancer du sang partout), et un duel (pas au soleil) monstrueux entre Hassie Harrison (CRÈVE-LE !!!) et Jai Courtney (MEURS MEURS MEURS). Le générique de fin s'est lancé (avec encore une musique qui ne conviendrait pas pour vous endormir), la salle était en délire. Vraiment, merci, Cannes, merci. Ça faisait un moment qu'on ne s'était plus autant amusé au cinéma, alors on vous dédie ce cri du cœur d'une zinzin du cinéma bis : "YEAAAAAAAAH !!!"
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Créée
le 11 juin 2025
Critique lue 568 fois
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