Petite, Rebecca a toujours eu peur du noir. Devenue adulte, elle pensait avoir surmonté ses terreurs enfantines, mais c’était sans compter sur Martin, son petit frère… C’est désormais à lui d’être victime des mêmes apparitions surnaturelles terrifiantes.
Pour son premier long-métrage, c’est Hollywood qui est venu courtiser David F. Sandberg, après le retentissant succès rencontré par Lights Out (2013). En effet, son court-métrage totalise actuellement près de 30M de vues sur les différents comptes du réalisateur et à l’époque de sa sortie, le film avait connu un véritable buzz mondial, il n’est donc pas surprenant de constater que 3 ans plus tard, une adaptation au cinéma ait pu voir le jour.
C’est toujours un peu casse-gueule de transposer un court-métrage au cinéma, car ce qui était bien sur un format court (avec peu de moyen) ne l’est pas nécessairement sur un format long (avec un budget multiplié par 10). On passe ainsi d’une version de 3 à 80min et le moins que l’on puisse dire, c’est que le résultat final est amplement à la hauteur de nos attentes.
Alors certes, le scénario a quelques lacunes et l’intrigue assez sommaire s’en retrouve étirée et ce, malgré sa courte durée. Mais cela n’empêche nullement le film de faire parfaitement le job, en nous faisant revivre sur grand écran, nos terreurs enfantines lorsque l’on avait peur du noir et que l’on s’imaginait voir des fantômes ou un monstre terré sous notre lit au moment du coucher. La mise en scène est efficace, avec cet habile jeu d’ombres, de lumières et d’incrustations fantomatiques. Dans le noir (2016) parvient là où bon nombre de films d’horreur restent sur la touche, celui de fournir son lot de frayeurs sans pour autant abuser de jump scares ou d’artifices éculés.
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