Voilà un film de SF bien original dans sa façon de procéder et de développer son intrigue hautement symbolique et métaphysique, que ce soit par les noms, son titre, les cercles, le dédale carcéral et mental, la voix off, les allusions aux mythes et aux légendes, et la lutte entre la lumière et les ténèbres, tout comme cette idée de l'extension du système de pensée par la nanotechnologie, ou ce qui se déroule dans le corps, est semblable à ce qui se déroule dans l'univers. L'humanité qui lutte entre mots et maux d'espoir.
Néanmoins, malgré un parti pris technique, expérimental et artisanal appréciable, il y a une impression de fouillis, de brouillon, avec des personnages qui ne sont pas très intéressants à suivre, et quelques situations pas forcément très crédibles. De plus, et paradoxalement, les allégories sur les contes et l'enfer, ou toutes les métaphores sont beaucoup trop chargées, imposées de partout, oubliant de mettre en scène le sens même de toute cette philosophie invoquée en chaque personnage. On aurait aimé ressentir davantage que réfléchir dans ce grand final mal introduit où il semble manquer quelques scènes pour y aboutir.