Oh, le doubleur de Schwarzy (Daniel Berreta) ! Et le mec de Breaking Bad (Jonathan Banks) ! Et voilà, on a déjà fini de donner les points attrayants dans ce Dark Breed, un film de body-snatchers ("usurpation de corps") ultra kitch, à coups de voix de Dark Vador et lentilles jaunes (les pas chères, celles qui tournent sur elles-mêmes au fur et à mesure de la journée : ça finit en Chèvre-Man, en fonction des scènes) pour faire comprendre que les astronautes sont possédés par des aliens (des fois qu'on ne le capte tout seul...). Les scènes d'actions se comptent sur les doigts d'une main, à savoir le possédé qui casse toutes les vitres d'un hôpital (le service public l'en remercie : t'en as oublié une, derrière, je paye pas mes impôts pour rien, va la casser !), une scène de bazooka qui fait voltiger des véhicules (tout le budget du film est là, c'est pour ça qu'ils ont des yeux de chèvres), des astronautes qui
s'ouvrent en deux pour libérer ce qui est le parfait mélange entre un Alien et un Prédator
(on le dit très sérieusement, après avoir vu le daubesque Predalien de Alien vs Predator : Requiem). On ne s'attendait en revanche pas à subir le "Predalien" en numérique 3D (faut pas faire ça, vraiment) pour
tuer le méchant du FBI qui pourchassait à la fois le héros ("Schwarzy") et les monstres (pas si vilains, en fait)
. A noter : ils n'ont pas pu couper la circulation dans cette scène finale, donc il y a tout un tas de voitures qui passent en arrière-plan de la "zone sinistrée" sans en avoir rien à carrer... C'est assez tristement drôle. Et morale du film : c'est un
SDF qui a la chtouille à la fin
(le seul qui s'est fait infecter et dont tout le monde se fout, donc il la trimballera à vie). Un film de gauche, un vrai.