VU SUR LE REPLAY DE RTL9
La carrière de Sylvester Stallone épouse depuis toujours une trajectoire faite de sommets et de creux. Figure iconique du cinéma d’action, il s’est parfois égaré dans des productions indignes de son aura, sans jamais entamer pour autant le capital sympathie dont il jouit auprès du public.
Avec Daylight, mis en scène par Rob Cohen, le film catastrophe retrouve l’un de ses schémas les plus classiques : un tunnel s’effondre, piégeant une poignée de survivants, et un homme providentiel se dresse pour tenter l’impossible. Sur le papier, rien de bien neuf — et à l’écran, pas nécessairement davantage.
Le film se distingue pourtant brièvement par une curiosité de casting : Viggo Mortensen semble un instant voler la vedette à Stallone. Une illusion de courte durée, rapidement balayée par les exigences du récit, qui recentre sans tarder son attention sur sa star principale.
Reste alors une succession de situations souvent à la limite du ridicule, où le spectaculaire confine parfois à l’invraisemblable. Et pourtant, contre toute attente, la mécanique fonctionne. Car Daylight appartient à cette époque où le divertissement pur primait encore sur la cohérence absolue, où un film pouvait accumuler les maladresses tout en conservant une forme de charme naïf.
Ainsi, malgré ses évidentes faiblesses, le long métrage conserve une dimension ludique qui le rend, sinon mémorable, du moins attachant. Une œuvre imparfaite, mais révélatrice d’un certain âge du cinéma populaire, où l’on acceptait plus volontiers de suspendre son incrédulité pour le simple plaisir du spectacle.