Tout le monde pense que ce film parle d’un poulpe.
Mais en réalité… ce film parle surtout des gens qui restent seuls beaucoup trop longtemps.
Dans De si remarquables créatures , Netflix nous vend presque une histoire réconfortante.
Une vieille dame.
Un aquarium.
Un poulpe intelligent.
Ça paraît doux. Presque innocent.
Mais plus le film avance… plus quelque chose devient étrange.
Tova ne parle presque plus aux humains.
Elle avance comme quelqu’un qui a déjà perdu une partie d’elle-même.
Et l’aquarium devient alors beaucoup plus qu’un décor.
La nuit, tout est vide.
Bleu.
Silencieux.
On entend l’eau, les vitres, la respiration lente des bassins… et au milieu de ce silence, il y a Marcellus.
Le poulpe n’est pas là pour faire rire.
Il agit presque comme une conscience.
Comme si le film utilisait cette créature pour forcer Tova à regarder une douleur qu’elle évite depuis des années.
Et c’est ça qui divise autant les spectateurs.
Certains trouvent le film bouleversant.
Parce qu’il parle de vieillesse, de solitude et du besoin presque désespéré de retrouver un sens à sa vie.
Mais d’autres détestent complètement l’expérience.
Ils ont l’impression que Netflix manipule chaque émotion.
Chaque musique.
Chaque silence.
Chaque révélation.
Et honnêtement… les deux camps ont raison.
Parce que le film sait exactement ce qu’il fait.
Il construit lentement un piège émotionnel.
Au début, on regarde un film étrange sur une amitié improbable.
Puis sans prévenir… on se retrouve face à un drame sur le deuil et les gens qui continuent à vivre sans vraiment vivre.
Et le plus fort, c’est peut-être ça.
Le film ne cherche pas à choquer avec de la violence.
Il utilise quelque chose de beaucoup plus inconfortable :
La peur de finir seul avec ses souvenirs.