Emmanuelle Bercot navigue en évitant les écueils inhérents au genre : c’est-à-dire les poncifs languissants, les bons sentiments plombants et le drame mièvre. La réalisatrice souligne abondamment les dialogues par l’émotion dégagée. Benoît Magimel trouve sûrement dans ce film, le rôle de sa vie (même si j’ai vu trop peu de métrages de sa filmographie pour déclarer cela) et Catherine Deneuve y est bouleversante. Gabriel Sara est aussi touchant en cancérologue compassionnel et bouffi de commisérations. Néanmoins, ce film se classerait parmi les mélodrames oncologiques à la fin facilement décelable.