Notes sur le film : L’aspect toujours un peu désagréable de ce type de film est sa redondance : invariablement ou presque, le flic qui traque un suprémaciste doit irrémédiablement quitter la grande ville pour une plus petite, car il n’y a bien que chez les rednecks que l’on trouve des suprémacistes, tout en s’étonnant de la prolifération de l’idée raciste – en somme, un « complot » ou une organisation est constamment mise à jour, en toute surprise. Dead Bang de John Frankenheimer, avec Don Johnson, n’échappe pas à cette règle ennuyeuse, et l’anonymat de sa facture l’éloigne par ailleurs des cimes de ce sous-genre, dont l’un des fleurons méconnus (?) est Conversations nocturnes (1988) d’Oliver Stone : le suprémacisme hors-champ apparaît comme bien plus effrayant.