4
204 critiques
Réinventer les slashers ?
Ouch... Réinventer les slashers c'est une chose. Vouloir réinventer les slashers en y mettant tout et n'importe quoi, c'en est une autre. DEAD BY DAWN a voulu réinventer, se rebeller...
le 24 avr. 2025
Fraîchement débarqué en France sur la plateforme Shadowz en cette fin février 2026, DEAD BY DAWN, sortit 1 an plus tôt en festival, est présenté comme le tout premier giallo indépendant venu de Pologne. Une curiosité filmique, qui bien qu'elle paraisse trop ambitieuse sur le papier, et qu'on soit quand même plus dans un registre de slasher que de giallo, vaut toutefois le coup d’œil.
Une troupe de comédiens est invitée à répéter une pièce dans un mystérieux théâtre, celui-ci appartenant à une dynastie d’artistes qui entretenait des liens étroits avec l’occultisme.
Lorsqu'ils se retrouvent isolés de tout, suite à une tempête qui fait rage dehors, surgit alors un étrange tueur masqué.
Bon vu comme ça, d'accord, on a affaire à un slasher pûr et dûr, pas de soucis, on repassera sur l’ambition du film à vouloir se prétendre plus beau et plus complexe qu’il n'y paraît, ce n’est définitivement pas un giallo, point.
La scène d’introduction nous présente l’antagoniste d’entrée de jeu, et premier point fort, visuellement c’est très réussi, ce genre de tueur mystérieux fardé d'un masque en latex aux multiples globes oculaires du plus bel effet, donne le ton. Mais c’est aussi déjà un point faible, un méchant stéréotypé, à l’image de plusieurs autres personnages secondaires qu’on rencontrera plus tard dans l’intrigue.
Vouloir renouveler un genre en faisant du classique et du formaté, mouais les promesses ne sont pas tenues, pas grave, on se consolera avec les scènes d’horreur.
Car là où la réalisation pêche dans son ambition d’étendre le slasher à des dimensions ésotériques, avec notamment une histoire de secte/société occulte, plutôt sympathique sur le papier, on tombe très vite dans du conventionnel qui suit une ligne toute tracée vers le jeu de massacre de protagonistes, pas bien malins, les uns après les autres, par un tueur en série insaisissable et dissimulé sous son costume, et dont on devine pas trop mal les motivations.
Une intro impactante qui tend vers le surnaturel, et une fin en guise de révélation sans pourtant proposer le moindre twist, et tout le reste du scénario se contente de cocher les cases d’un slasher ordinaire, déjà vu.
Mais qu’on se rassure quand même, les scènes de mise à mort sont réussies, pas de grosse nouveauté de ce côté, mais une générosité et du gore graphique à en réjouir les amateurs du genre, ça éclabousse bien comme il faut, et même si c'est parfois un peu cheap, production indépendante oblige (un bras arraché mal dissimulé sous le costume du personnage par exemple), on ne boude pas notre plaisir devant le sadisme du tueur.
La narration elle aussi est assez fluide, on ne se perd pas dans le développement de sous-intrigues pour étoffer le récit, mais on va à l’essentiel, quitte à passer à côté de bonnes idées qui auraient mérité plus de place à l’écran.
C’est assez limpide, on n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer, le découpage du film en chapitre est une bonne idée, DEAD BY DAWN rempli le cahier des charges du divertissement horrifique, et c'est bien exécuté.
Ce qui nous amène au point le plus positif du film, son aspect visuel.
Une photographie colorée et hypnotique vient nous chatouiller la rétine à grands coups de stroboscopes et de lumières agressives, pour appuyer les moments de tension, mais également certains passages où la troupe de comédiens répète sur scène une sorte de trip halluciné sur la foi religieuse, à base de danse contemporaine tournée en rewind et de discours blasphématoires, peut être les passages les plus intéressants du film
Il en ressort une belle intensité dramatique, en tout cas on a bien compris que le réalisateur voulait faire appel à notre voyeurisme.
DEAD BY DAWN à défaut de ne pas avoir les moyens de ses ambitions, sait viser juste pour offrir un spectacle divertissant et de qualité, par une mise en scène séduisante, où il ne se prive pas d'user avec excès d'effets visuels impactants, pour illustrer des meurtres sanguinolants.
S'il peut paraître prétentieux à vouloir réinventer le slasher en y incorporant un peu de tout et n'importe quoi sans véritable prise de risque radicale, l'efficacité est de mise dans un récit limpide et du gore outrancier qui fait plaisir à voir.
Ne serait ce que pour la curiosité de tout fan d'horreur qui se respecte, il mérite d'être vu. En plus ce serait juste dommage de passer à côté d'un antagoniste au look si particulier, presque iconique.
Toutes mes critiques de film sont à retrouver sur ma page Facebook Terreur Indicible.
Créée
le 2 mars 2026
Critique lue 111 fois
4
204 critiques
Ouch... Réinventer les slashers c'est une chose. Vouloir réinventer les slashers en y mettant tout et n'importe quoi, c'en est une autre. DEAD BY DAWN a voulu réinventer, se rebeller...
le 24 avr. 2025
2
27 critiques
Avouons-le le début est plutôt réussi ! Un gialo ou slasher très fortement inspiré du "bloody bird" de Soavi et "opéra" d'Argento. Lumières, photo, décor et ambiance tout y est, même trop ! Et puis...
le 15 mars 2026
7
92 critiques
ATTENTION.LE CONTENU AUQUEL VOUS ALLEZ ÊTRE EXPOSÉ EST UNE FICTION. RIEN DE CELA NE PEUT VOUS NUIRE.VOUS ÊTES EN SÉCURITÉ.Nouvelle création Canal+, cette mini-série par les deux trublions Thimothée...
le 16 mars 2026
7
92 critiques
Une nouvelle perle à ajouter à la longue liste des films de folk horror modernes post-MIDSOMMAR.Après le meurtre d'un membre de sa communauté, la fille du pasteur voit sa paranoïa accroître tandis...
le 28 juin 2025
5
92 critiques
Déjà le 6e épisode de la saga Destination Finale, ça vieillit bien ou pas ?Pour ceux qui ne le savent pas, DESTINATION FINALE, premier du nom sortit il y a 25 ans déjà, est un film d'horreur dans...
le 16 mai 2025
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème