Dead Heads
4.9
Dead Heads

Film DTV (direct-to-video) de Brett Pierce et Drew T. Pierce (2012)

J'ai entendu parler de ce film dans "Le bistrot de l'horreur". J'avoue que je ne prêtais pas trop foi à l'avis des intervenants étant donné qu'ils s'emballent pour beaucoup de films que je trouve bof, mais le pitch fait durant l'émission était tellement alléchant que je n'ai pu résister.


Bon, ils ont un peu triché, moi je pensais que le mec collerait aux basques de la nana tout au long du film et non pas dans la dernière partie du film. Mais bon, c'est peut-être pas plus mal car cette partie, aussi touchante puisse-t-elle être par moment, est la moins bonne du film. En effet, tout le roadmovie, etplus particulièrement, tout ce qui touche aux attaques de zombies est franchement sympas : tout au long de ces séquences, on a l'impression que nos personnages principaux sont les personnages secondaires des films de zombies habituel. Ils vivent quelque chose d'extraordinaire, mais ils n'ont pas du tout la gueule pour jouer de la gâchette à l'instar du taulard qui aurait pu jouer dans "Dawn of the Dead". Les situations sont drôles, les personnages sympathiques (Cheeze est le bouffon de service). L'intrigue est assez linéaire et convenue mais n'empêche pas ces petits sursauts au travers de scènes bien trouvées, exploitant bien le sujet. L'autre bonne idée, c'est ce road movie avec ce vieux papy à l'histoire aussi glauque que touchante.


Niveau mise en scène c'est très bien. Pas dans le sens où le metteur en scène a une vision géniale, non, ici les deux frangins font juste bien le boulot sans trop se poser de questions. Mais c'est ça leur force ! Ainsi, le spectateur ne doit pas subir les effets de style à la mode comme dans "Zombieland". On sent que le budget était serré, ça n'empêche pas d'avoir de beaux maquillages (même s'il a des problèmes de continuité tout au long du film) et des effets spéciaux réussis. Faut dire que les auteurs ne prennent pas trop de risques et jouent avec le hors champ suffisamment bien pour rendre les scènes crédibles. Enfin, important, les acteurs jouent bien. C'est le genre de film fauché où tout aurait pu basculer dans le navet avec un mauvais casting ; le défi est relevé haut la main avec des acteurs principaux (et mêmes secondaires) sincères et doués.


Bref, cette petite comédie horrifique m'a bien fait rire et puis y a quelques petits moments touchants que je n'attendais vraiment pas.

Fatpooper
7
Écrit par

Créée

le 27 juin 2016

Critique lue 665 fois

Fatpooper

Écrit par

Critique lue 665 fois

1

D'autres avis sur Dead Heads

Dead Heads

Dead Heads

3

Leatherface

80 critiques

Shaun is not dead !

Encore un sous "Shaun of the Dead" qui, malgré un pitch intéressant, se révèle difficilement supportable pour les plus de 15 ans...

le 1 févr. 2012

Dead Heads

Dead Heads

6

GuiKD

3416 critiques

Comedie Zombie

Deux zombies deviennent conscients durant une attaque. Ils décident de retrouve l’ex petite amie de l’un d’entre eux. Le film fait avec 4 bouts de ficelles, un peu barré et complètement fou. C’est...

le 1 sept. 2019

Dead Heads

Dead Heads

7

Fatpooper

14219 critiques

Souriez, vous êtes morts !

J'ai entendu parler de ce film dans "Le bistrot de l'horreur". J'avoue que je ne prêtais pas trop foi à l'avis des intervenants étant donné qu'ils s'emballent pour beaucoup de films que je trouve...

le 27 juin 2016

Du même critique

Taxi Driver

Taxi Driver

5

Fatpooper

14219 critiques

Critique de Taxi Driver par Fatpooper

La première fois que j'ai vu ce film, j'avais 17ans et je n'avais pas accroché. C'était trop lent et surtout j'étais déçu que le mowhak de Travis n'apparaisse que 10 mn avant la fin. J'avoue...

le 16 janv. 2011

Les 8 Salopards

Les 8 Salopards

5

Fatpooper

14219 critiques

Django in White Hell

Quand je me lance dans un film de plus de 2h20 sans compter le générique de fin, je crains de subir le syndrome de Stockholm cinématographique. En effet, lorsqu'un réalisateur retient en otage son...

le 3 janv. 2016

Strip-Tease

Strip-Tease

10

Fatpooper

14219 critiques

Parfois je ris, mais j'ai envie de pleurer

Quand j'étais gosse, je me souviens que je tombais souvent sur l'émission. Enfin au moins une fois par semaine. Sauf que j'étais p'tit et je m'imaginais une série de docu chiants et misérabilistes...

le 22 févr. 2014