Au vu des évènements du premier « opus », je ne sais pas si on peut qualifier ce foutoir bordélique de ‘suite’ (?!)… mais en ce qui concerne le grand n’importe quoi de ce scénario écrit par un mec torché au saké à la sortie du karaoké, je suppose que oui.
On y retrouve en tout cas les deux personnages du premier, le super-flic qui s’est teint en blond ici (ça va mieux avec la chemise hawaïenne je suppose) et le yakuza à la coupe Elvis Presley au regard mauvais du samouraï au bord de la crise de nerfs rentrée, juste avant le hara-kiri.
Les deux acteurs sont sympathiques et sont à l’aise comme des sushis dans l’eau dans leurs rôles de… euh… tueurs à gages justiciers, je crois…
Cependant en dehors de quelques tueries débordant d’hémoglobine, ce DOA 2 se complaît dans une lenteur à faire mourir de honte une tortue des Galapagos et des dialogues insignifiants qui ne parviennent même pas à meubler l’ennui qu’ils provoquent.
Résolument sans queue ni tête, le film multiplie les retours en arrière nostalgico-pleurnichards jusqu’à la fin absconse qui n’a même pas le mérite de faire rire (comme dans le DOA précédent).
C’est globalement néanmoins -peut-être- un peu moins merdique que le premier. Enfin presque… Si l’on ne prend pas en compte la fin délirante du premier, bien sûr. Ah que tout cela est compliqué… de faire le tri dans ses navets.