Alien la résurrection, mais en moche.
Ainsi, voici les fameuses bases que nous propose le préquel du jeu tant convoité. Première minute : bouh, que c’est laid ! Si le jeu vidéo avait la décence de nous faire évoluer dans de magnifiques décors, l’animation pauvrette est composée de dessins fait sur paint (ou gimp, mais assurément pas photoshop) animés avec plus ou moins de rapidité. C’est clair : le pognon fait défaut, et c’est un peu problématique, la trame du film réclamant tout de même un minimum d’ampleur. Ainsi, on se tape des images moches pendant une heure et demi, et ce n’est pas le gore mal foutu qui va rattraper le coup. Certes, se réclamant dans la lignée de Dead Space, le film ne peut pas vraiment être détesté, puisqu’il développe les bases du jeu. On retrouve notre bestiaire terrifiant, on suit l’évolution de la panique sur les différents membres d’équipages et des mutineries qui s’en suivent. Mais tout ceci s’opère mécaniquement, platement… Le spectateur est totalement déconnecté de ce spectacle, il ne parvient pas à rentrer dans le vaisseau avec les personnages principaux, et par conséquent il n’en a pas grand-chose à foutre, de ce qui peut leur arriver. Si les ingrédients attendus nous sont servi, ils ne provoquent à aucun moment le plaisir qu’ils avaient procuré sur PC. On passe d’ailleurs sur l’héroïne un peu trop bateau pour convaincre (une femme d’action… depuis Alien, le modèle ne serait-il pas un poil dépassé ?) et sur sa bande de potes, qui vont tenter de rejoindre le hangar à vaisseaux en traversant tout l’USS Hishimura (comme dans Alien la résurrection) et en bousillant quelques monstres au passage. Mais comme c’est moche, convenu et télécommandé, le spectateur, s’il regarde sans problème, oublie l’intrigue après 10 minutes de film. Il ne reste plus que la fin assez décevante de ce triste film (l’héroïne nous quitte d’une façon très drôle et très stupide) qui ouvre la porte au jeu, qui vaut infiniment mieux que cette daube certes suggestive, mais pas recommandable pour autant.