Un régal ! Tim Miller a su renouer dans un genre qui lui colle bien. Son style décalé a bien des teinte sur cette dernière oeuvre. Ryan Reynolds y a également mis du sien pour effacer ces précédents passages, marqués par le désastre !


Soyons tout d’abord clair, Deadpool n’est pas un film d’action, mais de comédie, qui met en scène l’anti-héros le plus imprévisible de MARVEL. Loin de l’idée qu’on peut se faire au premier abord, cette “chose” ne reflète pas entièrement l’égoïsme, bien que les comics qui lui sont associés appuient cette hypothèse.


N'oublions pas que ce film a été classé R (soit restriction aux moins de 17 ans aux USA, voire interdiction de diffusion en Chine…). Cet aspect non négligeable de la facette cinématographique résulte d’un ton particulier. “Briser les codes du héros” dans tous les sens du terme. La trame narrative est, ici, alternative. De quoi rythmer entre rires fous, actions et divers clins d’oeil de l’univers de MARVEL. Le film s’enrichit donc lui-même avec du vécu, synthétisant ainsi les souvenirs, voire les vestiges de cross-overs tombés à l’eau.


Ryan Reynolds le confirme via son jeu d’acteur et via son personnage loufoque. En même temps une auto-critique de lui-même et de l’univers dans lequel il baigne, Deadpool s’illustre comme seul électron libre dans une matrice pure et dure.


Les apartés du héros au public est appréciable à retrouver. Sortir de ce contexte nous permet de prendre suffisamment de recul, non pas pour mieux juger, mais pour mieux observer l’absurdité de la chose.


L’humour noir est alors au rendez-vous, pas de surprise. Entre le gore et le trash, rien ne vaut le mariage des deux pour faire naître toute l’abomination mentale qu’il représente. Et le pire c’est que cela fonctionne et qu’on en redemande. C’est pourquoi il faut considérer ce film comme un simple divertissement. Une évasion éphémère dont on retiendra pourquoi ce personnage nous plaît.


Si Deadpool a bien réussi à marquer son passage en salle, cela reste confus au premier abord ! Le plaisir est partagé entre la jouissance et la surprise, et chacun est libre de justifier son choix !


Vivement une suite, en total immersion de la bête dans son univers de folie !

Cinememories
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le 23 juin 2017

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