Pendant que Captain América, Iron Man et les X-mens combattent l'injustice et les méchants très très méchants, Deadpool,lui, combat la morosité de ce monde avec un humour bien gras et des références à n'en plus finir.
Il faut dire que Deadpool est aux super-héros ce que Ted est au bisounours, c'est à dire le vilain petit canard de service qui n'hésite pas à pointer du doigt les clichés qui gangrènent le cinéma grand public et plus particulièrement dans le cas présent, les films Marvel.
Au-délà de cette dénonciation, qui se rapporte à de l'auto-dérision étant donné que Deadpool est issu des studios Marvel, ce film apporte un vent de fraicheur bienvenu dans l'univers des super-héros surtout dans une période où Batman et Superman se mettent sur la gueule, Captain América et Iron Man se mettent sur la gueule et où les autres combattent une fin du monde imminente.
Le film n'est pas exempt de tout défauts, certaines vannes marchent moins bien que d'autres et je trouve qu'ils auraient pu aller encore plus loin dans la caricature mais à vrai dire Deadpool est sorti au bon moment et ces quelques lacunes deviennent insignifiantes tellement nous prenons notre pied à voir des super-héros qui se prennent trop au sérieux en ce moment être tourné en dérision de la sorte.
Son non-conformisme et sa violence graphique très prononcée feront de Deadpool un film à part dans l'univers coloré de Marvel et c'est tant mieux.
Merci à Tim Miller pour ce bon divertissement à l'humour potache, ça fait du bien.