Tu vois, Deadpool, c'est du film de super-héros avec un gars qu'a pas de coupe-circuits au niveau du ciboulot. Alors il est bien barré le gars. Avant et après.
Parce qu'avant, il est plutôt beau gosse mais c'est pas encore un increvable. C'est sûr qu'après, il a la bonne carte du mille bornes. Mais il est pas beau. Mais pas beau du tout, genre viande trop cuite. Avant, il a une super petite copine. Mais ça, c'est avant le drame. Parce qu'après, vu qu'il a hérité du signe du cancer, il est pas sûr qu'elle en pince encore pour lui. Alors le gars il est vénère. Il voit rouge. Et ça saigne. L’avantage, c'est que le sang, ça se voit pas sur le rouge.
Deadpool, c'est du second degré. Ça vanne toutes les deux minutes. Y'a tellement de références que c'est plus du clin d’œil, c'est de l'épilepsie. Alors tu vois, on se marre bien, y'a de la déconne relativement irrévérencieuse et des scènes surréalistes. Ça fait pas toujours hurler de rire mais ça fait sourire. Pour le moins.
Deadpool, c'est des images sympas, une introduction de folie en relief qui carambole de la mort. Des cascades et un style de combat trop swag (on dirait presque dark Maul) sur des musiques vraiment cool, mélange de moderne et de 80's. Bon, au niveau des visuels, à part Colossus l'inoxydable qui l'est un peu trop mais pour le reste, c'est tout bon.
Deadpool, c'est le super-héros qui s'adresse directement au spectateur et se permet de commenter la mise en scène du film dans lequel il se trouve. C'est assez drôle mais pas jubilatoire non plus. Il restera certainement quelques phrases cultes mais ça, seul le temps le dira.
Vu le décalage de ce film, j'aurai bien voulu l’encenser mais bon, j'ai pas envie.