Première critique, mais quelle critique ! Deadpool s'inscrit dans mon panthéon des films qui m'ont scotché. Le point fort du film est, en plus d'un style irrévérencieux et décalé, sa capacité à joindre le comique à une ligne scénaristique proche du tragique. Certes, le ton général et abordé dès les premières minutes (secondes ?) du film est l'humour. Toutes les situations, même les plus désespérées (cf : salade verte), sont prises avec humour par un Ryan Reynolds bien dans ses pompes, et fidèle au personnage.
Cependant l'histoire est (Deadpool nous le confie d'ailleurs à l'écran) avant tout une histoire d'amour, et donc une histoire romantique (enfin, version romantisme du XIXè siècle américain des bas-fonds). Ainsi "la bonasse" selon le générique de début sera la compagne de notre (anti)-héros.
Et le générique parlons-en justement. Sûrement dans l'optique de privilégier l'humour typiquement décalé propre au film à la publ... présentation du casting, le générique d'intro nous permet de constater que le film a été mis en scène par "un cul trop payé" (ou quelque chose du même gabarit).
Passons à mes constatations. Personnellement, je ne suis adepte de l'humour pipi-caca que quand il est assumé. Et dans cette œuvre, il l'est. La scène qui m'a plié de rire reste celle du tyrannosaure sur le pont. Les références à la carrière de l'acteur sont nombreuses et rappellent même ses anciens rôles (pas de costume vert = Green Lantern).
Rayan se permet en outre une auto-dérision des plus classiques "tu crois que Ryan Reynolds est devenu célèbre grâce à ses talents de comédien ?"
Seulement, et comme toute projection cinématographique a des défauts, certaines choses m'ont déplu. Bon, outre-passons les quelques (trois) faux-raccords que j'ai pu relever lors du visionnage.
Quand Deadpool fuit du pont, il y abandonne ses sabres avant de chuter dans un camion poubelle. En descendant du camion on le retrouve avec ses deux sabres accrochés dans le dos. La scène suivantes, ils ont de nouveau disparu.
Lorsqu'il fait exploser le centre de recherches, ont peut imaginer que sa blouse de patient est brulée et réduite en cendre. Cependant il se jette sur son rival tout vêtu d'une blouse à peine défroissée avant de la déchirer d'un geste digne de Hulk. D'ailleurs ce faux raccord en amène un autre ; bloqué par une barre de fer, il fait face à l'effondrement du bâtiment. Le lendemain, tout est en cendre. Même la barre de fer de plusieurs centimètres de diamètre. Mais là je cherche la petite bête.
Enfin, lors de la scène de révélation (salut bébé, je suis Deadpool), Wilson retire son masque. Sous celui-ci, il s'est agrafé un masque de papier. Alors que sa compagne retire ce second masque, une agrafe reste piquée par un côté sur le menton du héros (que c'est bon d'être immortel). Sur trois scènes à la suite, l’agrafe est : penchée, fixée des deux côtés, puis penchée à nouveau (oui là je suis vraiment pointilleux, je sais).
Ma plus grande surprise (négative) fut le visage de Deadpool. Je m'attendait en vérité à ce qu'il soit plus "amoché" que cela. J'ai également eu du mal à me plonger dans les dialogues, mais j'attribue cela à la traduction française.
Rien à dire de plus sur les défauts. Et sur le film d'ailleurs. Je conseille bien évidement d'aller visionner cet ovni de l'univers Marvelesque, autant pour rire un bon coup que pour se faire une idée.
Mention spéciale à la scène post générique qui est, disons ... digne du héros représenté à l'écran.